L'activité physique régulière diminuerait de 30 % la survenue d'un problème cardiaque ! Ça donne envie de bouger.
Comment agit l'activité physique sur le coeur ?
Le coeur est un muscle qui fonctionne comme une pompe : il se contracte et se relâche pour faire circuler le sang et alimenter l'organisme en oxygène. Lors d'un effort physique, comme la demande des muscles en oxygène s'accroît, il doit se contracter plus vite et pomper plus de sang. Cela l'habitue à mieux se dilater et à battre plus vite, c'est-à-dire à réagir de façon adéquate aux stimulations de l'exercice. Et à s'économiser au repos.
Quels sont les bénéfices pour l'organisme ?
Avoir un coeur plus fort, c'est plus de confort : cela évite d'être vite proche de ses limites lorsqu'on fournit un effort inopiné, comme courir après son bus ou grimper les étages quand l'ascenseur est en panne. C'est surtout s'assurer une meilleure santé : cela diminue la pression artérielle - donc le risque d'athérosclérose - en assurant une meilleure dilatation et une meilleure souplesse des vaisseaux sanguins ; cela réduit le mauvais cholestérol qui est plus facilement décollé des artères et acheminé jusqu'au foie pour être éliminé ; cela limite le diabète et le surpoids en favorisant la combustion du glucose et des graisses.
Quelles disciplines favoriser ?
D'une façon générale, toute activité est bonne à prendre, puisque le moindre effort sollicite le coeur : monter des escaliers, sortir le chien, se rendre à vélo au travail, tondre la pelouse... Mais le top, ce sont les activités d'endurance comme la marche, la course à pied, le vélo, la natation et les appareils de type rameur, elliptique, steppeur... qui sollicitent longuement et à intensité moyenne une importante masse musculaire, entraînant ainsi le coeur à propulser plus de sang sans brutalité.
À quelle fréquence pratiquer ?
L'idéal est de marcher d'un bon pas au moins 20 à 30 minutes par jour et de pratiquer en plus régulièrement (2 à 3 fois 45 minutes par semaine) une activité d'endurance à un rythme modéré, c'est-à-dire à 70-75 % de sa fréquence cardiaque maximale (220 - âge). Pour le savoir, il suffit de prendre son pouls pendant 15 secondes, puis de le multiplier par 4. C'est une allure qui permet de parler, pas de chanter. Une fois le coeur entraîné, fractionner l'intensité de l'effort (vite/lent, vite/lent...) permet d'accroître plus rapidement sa capacité.
Quelles précautions prendre ?
Il est indispensable de consulter si on a plus de 40 ans et/ou des antécédents cardiaques, si on souffre de diabète et/ou d'hypertension et/ou de surpoids, si on fume et si on ressent parfois des douleurs dans la poitrine. Le médecin fera un bilan, un test d'effort et éventuellement un électrocardiogramme. Une fois en piste, on démarre doucement pour s'échauffer, on réserve quelques minutes à la fin de la séance pour récupérer, et on stoppe tout en cas de vertiges, palpitations ou douleurs dans la poitrine.
Caroline HENRY.