Accueil Info Info en continu Procès Fillon. Cinq choses à retenir du procès avant le réquisitoire du parquet général ce lundi

Procès Fillon. Cinq choses à retenir du procès avant le réquisitoire du parquet général ce lundi

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photo  l’ancien premier ministre francois fillon et sa femme penelope fillon photographiés le 22 novembre lors de leur arrivée au tribunal.  ©  thomas coex / afp 1

L’ancien Premier ministre Francois Fillon et sa femme Penelope Fillon photographiés le 22 novembre lors de leur arrivée au tribunal. © Thomas COEX / AFP

L’ancien Premier ministre François Fillon, sa femme et son ex-suppléant à l’Assemblée, Marc Joulaud, tous condamnés en première instance, sont jugés en appel à Paris dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon, notamment comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013. Ils contestent les faits reprochés.

Ils n’ont pas dévié de leur ligne de défense. Depuis le début de leur procès en appel dans l’affaire des soupçons d’emplois fictifs, les époux Fillon et l’ex-suppléant à l’Assemblée nationale du député de la Sarthe, Marc Joulaud, ont tenté, comme en première instance, de convaincre la Cour de la réalité du travail de l’épouse de l’ex-Premier ministre, notamment comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013. Place à l’accusation désormais : les réquisitions du parquet général sont attendues ce lundi 29 novembre.

1. En 2020, des peines conformes aux réquisitions

L’ex-Premier ministre LR, âgé de 67 ans, et son ancien suppléant 53 ans, sont jugés notamment pour détournement de fonds publics. Penelope Fillon, 66 ans, doit répondre, elle, de complicité et recel de ce délit. Tous les trois avaient été condamnés en première instance.

Le tribunal correctionnel ayant prononcé à l’encontre du couple, en juin 2020, des peines conformes aux réquisitions du parquet national financier : cinq ans de prison, dont deux ferme pour lui, et trois ans avec sursis pour elle. Ainsi que 375 000 € d’amende chacun. Le PNF avait requis aussi deux ans d’emprisonnement et 20 000 € d’amende contre Marc Joulaud, condamné finalement à trois ans de prison avec sursis et 20 000 € d’amende avec sursis.

2. Une « procédure biaisée », selon la défense

Tous les prévenus avaient interjeté appel, leur défense ayant plaidé la relaxe, en dénonçant notamment une « enquête à charge ». De nouveau à l’ouverture du procès en appel, l’avocat de François Fillon a dénoncé une « procédure biaisée », dont il a réclamé l’annulation. Une question que la Cour tranchera avec le fond du dossier.

L’enquête avait été ouverte en janvier 2017, après un article du Canard enchaîné. Et stoppé net la course en tête dans les sondages de François Fillon, chantre de l’intégrité et apôtre de la rigueur, mis en examen à six semaines du 1er tour : soupçonné d’avoir salarié sa femme comme assistante parlementaire pour des prestations estimées « fictives ou surévaluées » par l’accusation. Selon elle, les activités décrites, pour lesquelles l’épouse a perçu 612 000 € nets entre 1998 et 2013, n’allant pas au-delà du « rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints de politiques ».

3. François Fillon défend son épouse jusqu’au bout

L’ancien locataire de Matignon a toujours défendu la réalité des emplois de son épouse. Et encore à la barre de la Cour d’appel : « Mon épouse a travaillé, c’est incontestable », a-t-il martelé. François Fillon, qui était souvent présent à Paris, répétant : « Elle travaillait sur mon implantation locale ».

Une formule reprise aussi par son ex-suppléant, Marc Joulaud, expliquant que « Penelope Fillon était la meilleure collaboratrice qu’il pouvait trouver pour une circonscription qu’il ne connaissait pas entièrement » quand il a été appelé à siéger à l’Assemblée nationale en 2002, son mentor étant alors nommé ministre des Affaires sociales du gouvernement Raffarin.

4. Penelope Fillon estime avoir été « au service des habitants »

« Mon rôle, c’était respecter les gens, leurs problèmes, essayer de les aider, être à leur service », a expliqué aussi à la Cour d’appel Penelope Fillon, tentant de convaincre de l’effectivité de ses missions (traitement du courrier adressé à son mai, rédaction de mémos, représentation à des manifestations locales…). Des contributions essentiellement « orales » et de notes manuscrites au fur et à mesure détruites.

Les prévenus ont seulement concédé à l’audience des erreurs « d’organisation et de communication » sur le rôle de Penelope Fillon. Très peu de personnes savaient qu’elle était l’assistante parlementaire de son mari. Ce dernier a regretté aussi ne « pas avoir compris plus tôt » que l’emploi d’un conjoint, que « pratiquaient plus de la moitié des parlementaires en 1981 » lors de son premier mandat à l’Assemblée, « suscitait la suspicion de l’opinion ». Marc Joulaud a également regretté à la barre de ne « pas avoir officialisé la situation contractuelle » de Penelope Fillon quand il était député.

5. L’Assemblée nationale réclame plus d’un million d’euros

En cas de condamnation, l’Assemblée nationale a réclamé aux trois prévenus de rembourser un total de 1 081 219 €. L’institution avait demandé et obtenu cette même somme lors du jugement rendu par le tribunal correctionnel en juin 2020.

Elle correspond aux rémunérations perçues par Mme Fillon entre 1998 et 2013 augmentées des cotisations salariales et patronales : 401 230 € pour la période où elle avait un contrat d’assistante avec son époux et 679 989 € pour celle où elle collaborait avec Marc Joulaud.

Les Fillon sont aussi jugés pour l’emploi de conseiller littéraire, obtenu en 2012-2013 par Penelope Fillon à la Revue des deux mondes, de leur ami Marc Ladreit de Lacharrière, déjà condamné dans cette affaire. Le couple est encore jugé pour l’emploi de deux enfants en tant qu’assistants parlementaires de leur père sénateur en 2006 et 2007. Et François Fillon pour la non-déclaration d’un prêt de 50 000 €, octroyé par Marc Ladreit de Lacharrière.

 
Philippe MIRKOVIC.    Ouest-France  

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