Accueil Info Info en continu Soupçons d’emplois fictifs. Les époux Fillon de retour devant la justice

Soupçons d’emplois fictifs. Les époux Fillon de retour devant la justice

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François Fillon, lors de son arivée au palais de justice de Paris, le 27 février 2020. © Eric Feferberg, AFP

L’ancien Premier ministre avait été condamné en première instance à 5 ans de d’emprisonnement, dont deux ferme, 375 000 € d’amende et dix ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics. Il sera jugé en appel jusqu’au 30 novembre, avec sa femme, ainsi que son ancien suppléant à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud.

En pleine préparation de la présidentielle de 2022 revient devant la justice l’affaire de soupçons d’emplois fictifs qui avait fait exploser la campagne de François Fillon en 2017. L’ex-Premier ministre LR, âgé de 67 ans, et son ex-suppléant à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud, 53 ans, sont jugés en appel notamment pour détournement de fonds publics. Et Penelope Fillon, 66 ans, pour complicité et recel de ce délit.

Condamnés en première instance

L’ex-champion de la droite et sa femme avaient été condamnés en première instance : cinq ans de prison, dont deux ferme pour lui, et trois ans avec sursis pour elle. Ainsi que 375 000 € d’amende chacun et des peines d’inéligibilité de dix ans pour l’ancien locataire de Matignon et deux ans pour la conseillère municipale de Solesmes, commune de la Sarthe où le couple réside.

Marc Joulaud avait écopé de trois ans d’emprisonnement avec sursis, 20 000 € d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Il a interjeté appel. Sa défense avait plaidé la relaxe. Comme celle des époux Fillon, dénonçant une « enquête à charge ».

Elle a été ouverte en janvier 2017, après un article du Canard enchaîné. Et stoppé net la course en tête dans les sondages de François Fillon, chantre de l’intégrité et apôtre de la rigueur, mis en examen à six semaines du 1er tour : soupçonné d’avoir salarié sa femme, durant des années, comme assistante parlementaire pour des prestations estimées « fictives ou surévaluées ».

« Première et plus importante collaboratrice »

L’épouse a perçu plus de 600 000 € nets pour des contrats entre 1998 à 2007, puis en 2012-2013. L’ex-locataire de Matignon a toujours défendu la réalité des emplois de sa « première et plus importante collaboratrice » dans la Sarthe, gérant notamment « l’agenda local », le « courrier parlementaire » et « rédigeant des mémos ». Des contributions essentiellement « orales » et de notes manuscrites au fur et à mesure détruites.

Mais pour l’accusation, les nombreux éléments présentés comme « preuves » d’un travail effectif « ne démontrent rien ». Les activités décrites ne vont pas au-delà du « rôle social joué de manière assez traditionnelle par les conjoints de politiques ». Elle estime aussi exagéré l’argument de la discrétion cultivée par Penelope Fillon.
Les Fillon sont aussi jugés pour recel et complicité d’abus de biens sociaux pour l’emploi de conseiller littéraire obtenu entre 2012 et 2013 par la mère de famille à la Revue des deux mondes de leur ami Marc Ladreit de Lacharrière. Ce dernier a reconnu, dans une procédure distincte, un emploi en partie fictif et il a été condamné en 2018 pour abus de biens sociaux.

Le couple est jugé, enfin, pour l’emploi de deux ses enfants en tant qu’assistants parlementaires de leur père sénateur en 2006 et 2007. Et François Fillon pour la non-déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) d’un prêt de 50 000 € consenti par Marc Ladreit de Lacharrière.

Une « enquête brûlot, un roman », a dénoncé la défense

L’Assemblée nationale, partie civile, avait obtenu plus d’un million d’euros en dommages et intérêts en première instance : elle sera aussi représentée en appel.

La défense, qui dénonce depuis l’origine une « enquête brûlot, un roman », évoquera aussi durant les débats d’appel une polémique née avant le prononcé du jugement de première instance.

L’ex-cheffe du parquet national financier (PNF), Éliane Houlette, avait alors évoqué en commission parlementaire des « pressions » hiérarchiques dans ce dossier, provoquant un tollé. La magistrate avait ensuite regretté que ses propos aient été « déformés ou mal compris ».

Le chef de l’État Emmanuel Macron avait à l’époque saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui a depuis conclu, en septembre 2020, que la justice a fonctionné « de façon indépendante » dans cette affaire hors norme, tout en prônant une réforme pour lever à l’avenir toute suspicion de partialité.

 
Philippe MIRKOVIC.    Ouest-France  

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