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Envie d’une sortie entre nature et patrimoine en Sarthe ? Voici 5 lieux à voir à Asnières-sur-Vègre... |
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Avec ses cinq travées, le vieux pont en marbre et en grès traversant la Vègre est devenu l’un des symboles d’Asnières (Sarthe). © Marc Roger / Archives Ouest-France
Au sud du Mans (Sarthe), ce petit village médiéval est l’une des destinations les plus prisées du département. Un moment de pause pour respirer au grand air. Voici cinq lieux à visiter lors de votre passage à Asnières-sur-Vègre.
On peut imaginer qu’Asnières-sur-Vègre a toujours été un coin paisible, le long d’une rivière, au sud de la Sarthe. Occupée dès le paléolithique, elle devient une étape sur la route entre Le Mans et Sablé-sur-Sarthe. Une petite cité besogneuse où des moines développent le commerce, travaillent le marbre, au Moyen Âge jusqu’à la découverte de gisements d’anthracites au XIXe siècle. Elle a conservé cette sérénité et ce côté presque intemporel, c’est aujourd’hui ce que les visiteurs viennent y trouver. Voici cinq lieux où flâner, apprendre et respirer au grand air à Asnières-sur-Vègre.
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L’église Saint-Hilaire
L’église Saint-Hilaire fut bâtie aux alentours de l’an mille en hommage au saint dont elle porte le nom. À la fin du XIe siècle, elle est achetée par les chanoines qui entreprennent des travaux et ajoutent une tour-clocher sur la façade occidentale au XIIe siècle, puis le chœur à chevet plat à la fin du XIIIe siècle.

L’église Saint-Hilaire, située à Asnières-sur-Vègre (Sarthe), a été retenue par la mission Bern en août 2020. Archives Ouest-France
Ils font peindre les murs au cours de plusieurs campagnes successives, dont les deux principales ont eu lieu en 1150 et 1200. Si les peintures ont une portée esthétique, elles sont aussi un outil d’apprentissage du dogme de Jésus et visaient à accompagner le fidèle vers le salut. Plusieurs événements de la vie du Christ y sont illustrés, notamment des scènes de son enfance sur le mur nord. Une application mobile permet de guider la visite.

Dans l’église Saint-Hilaire d’Asnières-sur-Vègre, les peintures murales suscitent l’intérêt des chercheurs depuis les années cinquante. Archives Ouest-France
Le manoir de la Cour
Au XIIIe siècle, les chanoines élargissent leur domaine et entreprennent la construction du manoir de la Cour pour abriter le siège de la seigneurie. L’architecture prestigieuse de ce manoir à porche, centre économique, administratif et judiciaire, symbolise la richesse et la puissance des chanoines du chapitre cathédral du Mans à Asnières.

Le manoir de la Cour à Asnières-sur-Vègre (Sarthe). Archives Ouest-France
Il passe ensuite aux mains de familles nobles et devient une maison de campagne majestueuse. Sauvé d’une ruine certaine par la commune d’Asnières en 1974, classé monument historique en 1991, il s’ouvre au public, après vingt ans de recherches et de restauration. On découvre notamment ses éléments médiévaux : fenêtres géminées, cheminées, fresques, latrines…
Le vieux pont
Le vieux pont a été construit au cours du Moyen Âge à côté du gué, dans l’axe de la rue du 14-Nivôse. Celui qui se dresse aujourd’hui est une reconstruction du XIXe siècle.

Aujourd’hui, le vieux pont d’Asnières est une reconstruction datant du début du XIXe siècle. Archives Ouest-France
En outre, les cahiers de doléances montrent la colère des Asnièrois qui dénoncent le manque d’implication des chanoines pour entretenir le pont devenu impraticable à la fin de l’époque moderne. Les travaux ont lieu seulement en 1806 sous la direction de l’architecte Jacques Baumier, qui confère au pont de grès et de marbre sa forme voûtée et ses cinq travées.
Le verger conservatoire
Dans le prolongement du bourg qui s’est développé à l’est, l’association Patrimoine d’Asnières a fondé en 1996 un verger conservatoire avec pour mission la sauvegarde et la conservation d’espèces fruitières anciennes, dont une cinquantaine variétés de pommes. Ce lieu est un espace de gestion différenciée favorisant la biodiversité et un refuge pour les papillons et les oiseaux.

Cinquante variétés de pommes sont plantées dans les allées du verger conservatoire d’Asnières-sur-Vègre (Sarthe). Archives Ouest-France
La fontaine de dévotion de Saint-Aldric
Auparavant, une fontaine dédiée à Saint Aldric se situait à l’emplacement de l’actuel lavoir. Évêque du Mans au IXe siècle, il avait contribué au développement de l’irrigation et de la culture à Asnières-sur-Vègre.

Le lavoir du village d’Asnières-sur-Vègre (Sarthe). Marc Roger / Archives Ouest-France
Au XIXe siècle, la fontaine est détruite pour être remplacée par un lavoir qu’elle alimente toujours aujourd’hui. La toiture de cet édifice pourrait avoir été réalisée vers 1840 sous l’impulsion du maire Édouard de Lorière.
Article publié le 10 juillet 2022, mis à jour et réédité le jeudi 27 avril 2023.