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Autour des 24H Mans. Asnières-sur-Vègre, l’histoire d’une Petite cité de caractère aux deux visages... |
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Le village d’Asnières-sur-Vègre, en Sarthe, est partagé entre le bourg médiéval et une architecture plus moderne héritée de l’exploitation de ses ressources géologiques au XIXe siècle. © Marc ROGER/ Archives Ouest-France
À quelques kilomètres du Mans, Asnières-sur-Vègre (Sarthe) est un charmant petit village médiéval sur les rives ombragées de la Vègre. Étape paisible sur la route de Sablé pour les commerçants, son destin bifurque avec la découverte de gisements d’anthracite. Deux héritages chéris par ses habitants, encore aujourd’hui.
Si vous ne connaissez pas la beauté de la Sarthe, nul doute, c’est à Asnières-sur-Vègre qu’il faut se rendre. Quiétude et harmonie sont les maîtres mots de ce petit village de caractère de 400 habitants qui fait voyager dans le temps à travers son architecture héritée de l’époque médiévale et du XIXe siècle.
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On sait qu’Asnières-sur-Vègre fut habité depuis le paléolithique grâce aux nombreux objets retrouvés sur place datant de cette époque. Elle fut également une terre d’accueil pendant l’antiquité grâce à sa position géographique idéale.
Une cité d’« ânes » ?
En effet, la cité est nichée dans une embouchure de la Vègre et elle doit son implantation au gué qui permettait le franchissement de la rivière entre Sablé et Le Mans. C’est d’ailleurs de cette période qu’elle tire son nom, qui vient du latin « asinus » (« élevage d’ânes »). Cette appellation laisse entendre la présence d’un élevage de cet animal, très utilisé dans l’Antiquité pour le transport des marchandises. C’est principalement à partir du Ve siècle que l’histoire de la cité prend forme grâce à saint Thuribe, évêque du Mans. Il évangélise la région et intègre Asnières-sur-Vègre aux quarante premières paroisses du diocèse du Mans.

Asnières-sur-Vègre, cité de caractère vue du ciel. Philippe Cherel/ Archives Ouest-France
Au VIIe siècle, Alain, le plus ancien seigneur connu de Sablé, offre la terre d’Asnières à l’évêché du Mans. Ce sont ensuite les chanoines du chapitre cathédrale qui en deviennent les seigneurs jusqu’à la Révolution.
Les terres agricoles de cette seigneurie tout comme la découverte de marbre dans les sols sont alors une source de revenus importante pour les chanoines qui en ont la gestion, comme en témoigne le manoir de la Cour, confortable demeure et centre de leur pouvoir. Il sert à la seigneurie de centre économique, social et juridique.
Un nouveau bourg à l’est
Durant l’Ancien Régime, Asnières est une bourgade très animée par les commerçants et les artisans qui s’installent le long de la route de Sablé. Toutefois, à la fin de l’époque moderne, des difficultés apparaissent pour les paroissiens car les chanoines délèguent peu à peu la gestion d’Asnières, jusqu’à en perdre le contrôle à l’abolition des privilèges. Commence alors la seconde partie de l’histoire de la cité ainsi que de son patrimoine architectural.

L’église Saint-Hilaire. Archives Ouest-France
Au XIXe siècle, l’ancienne seigneurie ecclésiastique connaît un nouvel âge d’or. De l’anthracite est découvert en 1809 à Auvers-le-Hamon, commune voisine d’Asnières, entraînant l’exploration et l’exploitation de nombreux gisements dans la région. Les Asnièrois abandonnent progressivement le marbre et se tournent vers l’extraction de cette variété locale de charbon.
Cité aux deux visages
Dans ce contexte, une nouvelle route en direction de Sablé est construite à l’est, de même qu’un deuxième pont plus large est édifié. Cela entraîne une profonde transformation d’Asnières qui se développe le long de la rue du Lavoir, faisant la jonction entre l’ancienne et la nouvelle route.

Le vieux pont d’Asnières, une synthèse entre les deux héritages, médiéval et contemporain, du village. Marc Roger/ Archives Ouest-France
C’est donc une cité aux deux visages qui se présente aujourd’hui à nous. Le Moyen Âge a dessiné les contours de la première, offrant au bourg médiéval son aspect pittoresque mis en valeur par le fleurissement des murets de pierre qui le sillonnent. La deuxième témoigne de l’essor économique qu’Asnières a connu au cours du XIXe siècle par l’exploitation de ses sous-sols. Un héritage que les 400 habitants du village s’évertuent à préserver et à faire découvrir aux voyageurs.
Tour de l’abbaye à Solesmes, 6,5?km, 1?h 45

Balade à Solesmes, connue pour ses deux abbayes bénédictines. DR
Accès : rejoignez Solesmes (près de Sablé-sur-Sarthe) à 8 km au sud-ouest d’Asnières-sur-Vègre. Garez-vous place de la mairie.
Départ : de la place, dos à la mairie, prenez la rue du Rôle à gauche. Dans le virage, virez à gauche rue Angevine. Face à l’abbaye Saint-Pierre, tournez à droite sur 150 m. Laissez la rue du Bac à gauche et, dans le virage, empruntez l’allée qui part à gauche dans le square. Vous descendez vers la rue du Bac. En bas des marches, prenez à droite. Laissez le parking du bac à droite. Continuez tout droit au pied de l’abbaye.
1. Après la barrière, continuez tout droit rue des Marbreries jusqu’à un petit parking situé à droite. Au bout du parking, empruntez le chemin qui longe la Sarthe. Vous passez sous l’ancien pont de chemin de fer. 200 m plus loin, empruntez le chemin à gauche, longez le cimetière. À la rue, prenez à gauche. Vous repassez sous le pont. À 80 m, à l’entrée du parc du château de la Martinière, empruntez le sentier qui part à droite. Au bout, traversez une rue, continuez en face.
2. Vous traversez une allée. Continuez le sentier légèrement sur la droite. Le sentier vire à gauche puis à droite et encore à gauche. Vous longez le lycée agricole. Au bout, prenez la rue à gauche. Vous longez l’enceinte de l’abbaye Sainte-Cécile. À l’intersection, longez la rue à droite sur 300 m et rejoignez la marie sur la droite.
Pratique

À Asnières-sur-Vègre. Archives Ouest-France
Se loger
Pour un séjour insolite, rendez-vous chez Le Cocoon Asniérois. Séjournez dans une cabane en bois disposant de tout le confort moderne. Tél. 06 31 45 38 57. Les Denisières.
Le manoir de la Basse-Cour, datant du XVe siècle, a été restauré avec soin pour abriter quatre belles chambres d’hôtes, chacune avec sa propre salle de douche. Tél. 07 71 67 66 27. 2, rue du Château.
Se restaurer
La chaleureuse crêperie La Galetterie propose un large choix de galettes de sarrasin, garnies de produits frais et locaux. Tél. 02 43 92 02 25. 1, rue du Pont, 72300 Solesmes.
Au restaurant de la Place, vous choisissez entre deux ambiances : romantique ou quotidienne. Mais vous dégusterez toujours des plats gourmands et faits maison. Tél. 02 43 95 63 08. 4, rue de la Cavalcade, 72350 Cheville.
Office de tourisme Vallée de la Sarthe, tél. 02 43 95 00 60.