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EN IMAGES. Passerelle à Sablé-sur-Sarthe : le chantier avance, la structure en cours d’assemblage... |
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Paul Grolleau, architecte du cabinet AEI, et Marion Richard-Campagne, ingénieure d’affaires structures métalliques chez Renaudat Centre Constructions, avec le maire de Sablé-sur-Sarthe, Nicolas Leudière, lors d’une visite du chantier de la passerelle, vendredi 24 octobre 2025. © Ouest-France
Quatre mois après le début des travaux, une visite du chantier de la passerelle était organisée, près de l’hippodrome, en présence de plusieurs élus, à Sablé-sur-Sarthe, ce vendredi 24 octobre 2025. La phase d’assemblage des pièces de la structure, réalisée sur place, avance bien.
Elle a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Désormais, c’est l’huile de coude. La future passerelle sur la rivière prend forme petit à petit à Sablé-sur-Sarthe, où les travaux avancent bien depuis leur lancement au début de l’été.
L’entreprise Bouygues, notamment par l’intermédiaire de sa filiale locale CLMTP, s’est d’abord chargée du terrassement et des fondations. La passerelle reposera sur des piliers à quatre branches, positionnés de chaque côté de la rive et hors de l’eau, pour ne pas gêner la navigation. Les dalles sont déjà visibles.

La passerelle reposera des piliers à quatre branches, positionnés de chaque côté de la rivière. Ouest-France
« Comme un jeu de Meccano® »
Depuis le mois de septembre, les plus grosses pièces détachées de la structure ont également commencé à être acheminées. Elles arrivent progressivement en provenance de l’atelier de fabrication à Châteauroux (Indre), afin d’être assemblées sur site par des soudeurs.
« C’est un peu comme un jeu de Meccano® », vulgarise Marion Richard-Campagne, ingénieure d’affaires structures métalliques chez Renaudat Centre Constructions, l’entreprise castelroussine. Elle fait partie des référents techniques du projet qui ont accompagné plusieurs élus de la majorité, dont le maire, Nicolas Leudière, pour une visite de chantier, ce vendredi 24 octobre 2025.

La passerelle mesurera au total près de 103 mètres de long. Ouest-France

L’acier « autopatinable » à l’effet rouillé de la passerelle varie selon les saisons au contexte du soleil et de la pluie. Ouest-France

Les ouvriers du chantier à l’œuvre sur l’armature de la future passerelle. Ouest-France
L’occasion de découvrir de près ce matériau particulier qui composera l’armature principale : un acier dit « autopatinable » à l’effet rouillé. « Il évolue en fonction des saisons. Ça se mariera bien avec l’environnement et il n’a pas besoin d’être remis en peinture », rappelle Paul Grolleau, l’architecte du projet pour le compte du cabinet parisien AEI.
La pose est prévue d’ici les vacances de Noël. Reste encore ensuite un certain nombre de petits éléments à ajouter sur la passerelle et de finitions à apporter. Il sera aussi temps de terminer l’aménagement des abords, côté hippodrome et côté rue des Jumeaux. Avec une livraison toujours annoncée pour mai 2026.
Plusieurs centaines de tonnes d’acier
La passerelle mesurera au total près de 103 m, dont environ 75 m au-dessus de la rivière, en légère pente, où piétons et cyclistes pourront circuler sur un sol en résine antidérapante, avec un belvédère prévu de chaque côté des parois, à mi-chemin.
La taille du passage sera évolutive : moins large côté rue des Jumeaux que côté hippodrome. « C’est une façon de s’adapter à la topographie assez particulière des lieux : plus intimiste sur la rive gauche que sur la rive droite, où l’on débouche sur l’hippodrome avec la vue sur le château », explique Paul Grolleau.

Une représentation de la passerelle sur la Sarthe vue de l’aval, depuis la rive côté rue des Jumeaux, tirée de l’avant-projet. Cabinet AIE
Sa forme avec des poutrelles entrecroisées est assez classique pour un tel ouvrage mais tout est fait sur-mesure. « Cette typologie en treillis est la plus efficace pour une traversée sécurisée avec un minimum de matière », signale Paul Grolleau.
La rampe d’accès perpendiculaire prévue côté hippodrome, parallèle à la piste des chevaux, mesurera, elle, 80 mètres. Au total, c’est 315 tonnes d’acier, dont 200 pour la passerelle elle-même.
Côté finances, les chiffres ne bougent plus : un budget total de 5,4 millions d’euros, en comptant l’aménagement des abords et les études. Au jeu des subventions, il doit rester 1,7 million d’euros à la charge de la commune, dont une enveloppe de 250 000 € prévue uniquement pour faire face à d’éventuels aléas.