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En IMAGES. Les nuances d’un 38e festival Bebop coloré et plébiscité par le public... |
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Grosse ambiance durant le set reggae acoustique d’Andrick Airways. Une des découvertes sympathiques du festival, à l’opposé du rap froid de Luther, qui passait juste avant. © Ouest-France
C’est l’heure du bilan pour cette belle édition du Bebop festival, qui s’est achevée samedi 9 novembre 2024, au centre des expositions au Mans (Sarthe). Avec un chouette mélange des genres, qui a bien fonctionné. Près de cinq mille spectateurs ont assisté au final, sur les deux soirs.
Comme le chantait Andrick Airways, samedi 9 novembre 2024, sur un air de reggae, « on est tous ensemble, comme une grande famille, une constellation, des étoiles qui brillent… » C’était un peu le résumé de cette 38e édition du festival sarthois. Découverte et partage entre générations. Chez Bebop, on affiche une satisfaction comptable, mais surtout musicale. Bruno Le Roy, programmateur du festival, est « assez content, avec comme l’année dernière, autour de cinq mille spectateurs, si on additionne les deux soirs. À La Flèche et La Ferté-Bernard, c’était complet. Et Allonnes, on a eu le petit clin d’œil rock’n’roll… »

Andrick Airways, reggae acoustique qui fournit soleil et bonnes vibrations. Ouest-France
Brassage des générations
Au-delà du chiffre, on ne peut que se satisfaire des découvertes proposées par la programmation et du brassage de générations qu’elle occasionnait. On allait du très jeune spectateur aux têtes blanches. « On a vu au moins trois générations au Forum, se félicite Bruno Leroy. Et ce qui m’a surpris, c’est de voir les jeunes pousser les barrières, se précipiter pour voir Luther et repartir aussi vite, pour aller écouter ensuite Andrick Airways, sous le chapiteau ! Alors que c’est du reggae acoustique. Samedi soir, c’était un peu des groupes Tik-Tok et, mélangés avec Danakil, ce n’était pas gagné. Mais ça a fonctionné ! Leur show était sympa et ce sont de vrais musiciens, pas des machines. Ça fait du bien un peu de reggae… »

Danakil, fer de lance du reggae hexagonal, a tenu son rang, samedi soir. Ouest-France

L’intérêt de voir un groupe comme Danakil, c’est qu’on a de vrais bons musiciens sur scène. Ouest-France
On notera la ferveur remarquable suscitée par le pléthorique groupe francilien (13 musiciens), qui a emporté l’adhésion, samedi soir. Un peu comme Dionysos la veille. « J’ai bien aimé aussi que le public de Dionysos découvre Yamé, sourit Bruno Leroy. Et se rende compte que ce n’était pas un rappeur de plus, mais un chanteur talentueux. C’est ça notre festival : faire des parcours musicaux pour que les gens puissent découvrir autre chose. »

La ferveur du public durant le beau concert de Danakil. Comme quoi, le reggae, ça marche pour toutes les générations... Ouest-France

Balik, le chanteur de Danakil, qui a propagé des bonnes « vibes » durant la soirée finale de Bebop. Ouest-France
Rester curieux ou devenir curieux, le mantra de Bebop. Prochaine édition, la 39e, se déroulera du 4 au 8 novembre 2025. « J’espère annoncer les premiers noms avant Noël, souhaite Bruno Leroy. J’ai des pistes mais on attend les confirmations. Sachant qu’on fonctionne en synergie avec plusieurs festivals, pour mutualiser les dates et éviter des cachets extravagants. »