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Agriculture en Sarthe. À 22 ans, Florine vise sa propre exploitation

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photo florine, projette de s’installer en poules pondeuses « d’ici deux ou trois ans ». © le maine libre – yvon loue 4

Florine, projette de s’installer en poules pondeuses « d’ici deux ou trois ans ». © Le Maine Libre – Yvon LOUE

Alors que la Foire du Mans 2020 est annulée, panorama de l’agriculture en Sarthe. En ce mois de septembre 2020, le volet emploi. Jeune salariée agricole, Florine, 22 ans, vise une installation en poules pondeuses « d’ici deux à trois ans ». Et entend d’ici là multiplier les contrats dans « différentes exploitations et différents systèmes ».

Il ne faudrait pas se fier à sa frêle silhouette et son jeune âge : derrière son air d’étudiante en 1re année et sa voix douce et posée, la détermination est là. Le but, c’est de m’installer en individuel. Je n’aime pas être trop dirigée…

À tout juste 22 ans ce vendredi 11 septembre 2020, la jeune femme sait ce qu’elle veut : une exploitation de poules pondeuses, et pas autre chose.

Il y a cette photo d’elle à 7 ans, au milieu du parc de l’exploitation familiale, une poule dans les bras. Tout y est résumé, ou presque. Seule, au milieu d’une exploitation de quelque 25 000 volailles…

Ses études ? Le lycée agricole de Rouillon où en seconde j’avais déjà l’idée de m’installer. Et être son propre patron, parce qu’ avoir un chef au-dessus, non merci, très peu pour elle. Après son baccalauréat en agronomie du vivant, elle poursuit en BTS analyse des conduites d’exploitations agricoles, son projet avicole toujours en tête. D’autres de ses camarades partageaient-ils aussi ce projet ? Elle réfléchit : Non, j’étais la seule à vouloir m’installer dans cette production.

« Reprendre une exploitation »

Mais pas question de foncer tête baissée : J’ai voulu travailler en industrie, pour voir autre chose. Du secteur cosmétique à une entreprise de ressorts. L’irruption du coronavirus a coupé son élan mais pas son envie : la voilà aujourd’hui salariée du Ged (groupement d’employeurs au niveau départemental, ndlr), mise à disposition quelques jours par mois dans une exploitation de poules pondeuses, à Maresché. Le souvenir d’enfance à ramasser les œufs avec ses parents, plaque en main, affleure certes. Sans la dévier de son objectif.

J’aimerais reprendre une exploitation existante, avec deux bâtiments. La ferme familiale ? Non, je veux être seule ». Pas trop loin non plus de ses parents, car je n’ai pas envie d’être obligée d’investir dans du matériel alors que celui de papa lui tend les bras. Et mes parents sont prêts à nous aider. Nous, c’est elle et son petit frère qui vise aussi le même métier. Sa petite sœur, elle, serait davantage portée sur l’environnement.

Des poules et des arbres

Un aspect qui est aussi cher à Florine : J’aimerais une exploitation arborée, pour y amener de la biodiversité. Tout ça est un peu loin. Avant, je veux avoir différentes expériences, dans différentes exploitations, voir différents systèmes, bien faire son choix. Elle le sait, c’est aussi une question d’opportunités et de rencontres.

Reprendre une exploitation, même sans machine, représente un sacré coût financier. Pas de quoi la décourager : La consommation de viande baisse. Celle des œufs, non. On peut faire des tas de choses avec les œufs.

La poule est un animal intéressant. C’est curieux une poule, technique… Technique ? Oui, l’ambiance dans le bâtiment, leur comportement… A ses côtés, Alexandra sourit. Depuis début août, elle emploie – via le Ged qui s’occupe de l’administratif – la jeune salariée deux week-ends par mois dans son élevage de 30 000 poules pondeuses. Il faut avoir l’œil de l’éleveur. Et Florine l’a, cet œil-là. Les années passées dans l’exploitation familiale ne sont pas neutres.

En complément de ce premier contrat annuel, la jeune agricultrice a repris de l’intérim en industrie. S’est installée sur le second site de l’exploitation familiale. Autonome. Face à la porte d’habitation, trois bâtiments d’élevage. C’est sa destination.

Des milliers d’emplois directs

L’agriculture pèse lourd dans la balance économique du département. Et quelques chiffres suffisent à s’en convaincre. Il faut tout d’abord savoir pour prendre la mesure du phénomène que la Sarthe compte quelque 6 000 chefs d’exploitations agricoles. Il faut y ajouter les 2 000 emplois qui existent dans différentes productions agricoles, comme, par exemple, des agents d’élevage, ou des conducteurs d’engins.

Autre chiffre à mettre en avant : les services à l’agriculture font travailler environ 3 000 personnes dans le département (techniciens, conseillers agricoles, etc.)

À ces emplois directs, il convient d’en ajouter des milliers d’autres. Indirects ceux-là, notamment dans le domaine de l’agroalimentaire.

L’agroalimentaire : 25 % de l’industrie sarthoise

L’agriculture sarthoise a la chance de pouvoir compter sur un atout de poids : de grandes et performantes entreprises agroalimentaires sur son territoire. Ainsi, on répertorie 134 entreprises de renommée nationale et internationale. Et dans la Sarthe, l’agroalimentaire pèse environ 10 000 emplois.

Le savoir-faire industriel est diversifié : on le retrouve dans des secteurs comme le lait, la viande, les produits élaborés. Pour se faire une idée précise sur l’emploi de ce secteur agroalimentaire, un chiffre se suffit à lui-même : il représente 25 % des effectifs de l’industrie sarthoise, et son chiffre d’affaires pèse 2 milliards d’euros.

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Ronan LE MONNIER   Maine Libre  

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