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Sarthe. Avant la mobilisation de jeudi, une pétition contre la casse de l’hôpital du Bailleul... |
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Katia, agent au PSSL, a fait signer une pétition sur le marché de La Flèche, pour alerter sur les risques de la loi Rist. © Ouest-France
Dénonçant un risque de fermeture de services à l’hôpital du Bailleul, des élus et des syndicats appellent à une mobilisation contre l’application de la loi Rist, jeudi 21 octobre 2021. Une pétition a circulé, ce mercredi 20 octobre, sur le marché de La Flèche, pour alerter contre « les dangers » de ce texte.
Loi Rist = hôpital en danger ».
Mercredi 20 octobre 2021, sur le marché de La Flèche, une intersyndicale Sud – CGT a fait circuler une pétition pour alerter
sur les « risques » que cette loi, dont l’objet est d’encadrer la rémunération des intérimaires médicaux, fait peser sur l’hôpital public
.
Une pétition pour expliquer que l’application de la loi pourrait entraîner des
fermetures de services au PSSL (Pôle santé Sarthe et Loir) et même la casse de l’hôpital », indique Katia, soignante de l’établissement, en charge de récolter les signatures ce matin-là . Mais aussi pour mobiliser la population
, en vue de la manifestation programmée jeudi 21 octobre (dès 12 h) devant l’hôpital du Bailleul.
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Plusieurs services menacés
Ce mouvement, auquel se sont joints plusieurs élus du territoire, intervient alors que le Premier ministre Jean Castex a, le 12 octobre devant l’Assemblée nationale, ouvert la porte à un aménagement de la loi » dans les établissements susceptibles d’être les plus impactés.
Rappelons que la loi Rist, entérinée par le Parlement fin avril 2021, permet aux autorités de sanctionner l’excès de rémunération des intérimaires médicaux dans les hôpitaux publics, à compter du 28 octobre. Son application, dénoncent ses opposants, aurait un effet répulsif sur ces intérimaires, qui pourraient chercher ailleurs (dans le privé, notamment) de meilleures conditions d’accueil. Avec pour conséquence une pénurie de personnel dans les établissements qui, souvent par nécessité, ont recours à ce type de personnel.
Ce qui, au PSSL, se traduirait par une fermeture de services (anesthésie, maternité, chirurgie, urgences) et un report de certaines activités, assurent les syndicats.