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Sablé-sur-Sarthe. Saint-Exupéry veut s’inscrire dans le projet « Notre École, faisons-la ensemble »... |
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Cécile Siméon, inspectrice académique, et Mathias Bouvier, le directeur académique, ont visité l’école Saint-Exupéry en compagnie d’Anne-Sophie Delhommais, la directrice de l’établissement, et Nicolas Leudière, le maire de Sablé-sur-Sarthe, mardi 13 décembre 2022. © Ouest-France
Une centaine d’établissements scolaires publics ou privés de la Sarthe s’apprêtent à rejoindre le dispositif « Notre École, faisons-la ensemble », mis en place par le ministère de l’Éducation nationale depuis la rentrée 2022. Parmi elles, les écoles Saint-Exupéry et du Gai-Levant à Sablé-sur-Sarthe.
En début d’année scolaire, le ministère de l’Éducation nationale a lancé « Notre école, faisons-la ensemble », un dispositif qui s’adresse aussi bien aux écoles primaires, qu’aux collèges et aux lycées. « C’est une émanation du Conseil national de la refondation. L’objectif est de faire émerger des initiatives du terrain. Il n’est plus question de décisions verticales qui viendraient du haut pour être appliquées à la base », précise Mathias Bouvier, le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) en Sarthe, en visite, mardi 13 décembre 2022, à l’école Saint-Exupéry de Sablé-sur-Sarthe.
« Bien-être » et « réduction des inégalités »
Les établissements scolaires se doivent d’être porteurs d’un projet qui touche « la réussite et le bien-être des élèves, la réduction des inégalités ». « Ces initiatives devront être définies à partir de concertations, auxquelles devront être associés les parents, la mairie, des représentants d’association, afin de déterminer un sujet fort, une problématique sur laquelle on souhaite apporter une réponse », détaille Mathias Bouvier.
À l’école Saint-Exupéry, où Anne-Sophie Delhommais a pris la direction à la rentrée 2022, des pistes de travail se dégagent déjà pour participer. « Il a fallu d’abord retravailler le projet éducatif de l’école qui était quelque peu en sommeil, a pointé la directrice devant le Dasen. Nous essayons de déterminer les besoins. Pour « Notre école, faisons-la ensemble », nous aimerions travailler sur la notion de « l’école autrement », mais aussi bénéficier de l’intervention d’une éducatrice spécialisée afin de favoriser l’inclusion scolaire. Nous avons besoin de professionnels pour nous épauler, sachant que nous n’avons pas de psychologue scolaire actuellement. »
« Le soutien financier peut être conséquent »
Anne-Sophie Delhommais voit dans ce projet une opportunité supplémentaire de répondre à des attentes bien réelles dans son établissement situé dans le quartier prioritaire de La Rocade, avec 312 élèves dans 18 classes et 20 enseignants.
« Ce projet n’est pas quelque chose que l’on rajoute », a signalé Cécile Siméon, l’inspectrice de l’Éducation nationale pour la circonscription. « Le soutien financier peut être conséquent, a rappelé Mathias Bouvier, sans donner de chiffres. Le calendrier est à la main de chaque acteur. Je ne mets la pression sur personne. »
Cependant, le Dasen aimerait bien ramasser les copies avant la fin de l’année scolaire en juin 2023 ! Celle de l’école du Gai-Levant, située dans le quartier prioritaire de Montreux et également impliquée, sera aussi étudiée.