|
Football. Seconde Ligue : pour passer un cap, les Mancelles doivent « progresser dans le dernier geste »... |
1
Mélinne D’Oria, le 18 janvier dernier, au stade de la Californie, face à l’OGC Nice (victoire 1-0). © Archive Le Maine Libre
Ce dimanche 8 février 2026 à 14 h 30, les féminines du Mans FC (7es) reçoivent l’US Saint-Malo (3e) au stade de la Californie, pour la 12e journée de Seconde Ligue. Un bon test pour savoir si les Sang et or seront capables d’embêter les équipes du haut de tableau sur cette deuxième partie de saison. Pour y parvenir, elles devront être plus cliniques devant le but adverse.
Un soulagement. Incapables de ramener le moindre point en déplacement depuis le début de la saison, les joueuses du Mans FC se sont enfin imposées dimanche 1er février 2026 sur la pelouse de la lanterne rouge Guingamp (0-1). C’est toujours plus agréable de bosser avec des résultats positifs. Les filles sont plus détendues, mais il ne faut pas oublier qu’il y a deux matchs, on était à un point de la relégation
, tempérait Damien Bollini, le coach Sang et or, à l’issue de la séance d’entraînement matinale de jeudi matin, trois jours avant la réception de l’US Saint-Malo, ce dimanche 8 février 2026 à 14 h 30, au stade de la Californie, dans le cadre de la 12e journée de Seconde Ligue.
Attention aux coups de pied arrêtés
Troisième du championnat, Saint-Malo restait sur près de trois mois sans défaite en Seconde Ligue avant un revers à domicile contre Lille (0-2) lors de la dernière journée. Une formation solide, éliminée en huitième de finale de Coupe de France il y a deux semaines, sur la plus petite des marges, par le Paris FC, troisième d’Arkema Première Ligue. C’est une équipe capable d’évoluer dans plusieurs systèmes en fonction de l’animation défensive et offensive, avec une vraie capacité à se projeter rapidement grâce à un jeu très vertical à la récupération. Saint-Malo a des joueuses de grande qualité à la dernière passe pour alimenter des coéquipières capables d’aller très vite
, détaille Damien Bollini.
Efficaces dans le jeu, les Malouines, le sont aussi sur coups de pied arrêtés. Les Mancelles peuvent en témoigner puisqu’elles s’étaient fait piéger au match aller sur coup franc (défaite 2-0). Elles sont des gabarits qui culminent à plus d’1,80 m, notamment Maureen Umeugochukwu (défenseure) et Kelly Koné (attaquante). Forcément, ça apporte de la qualité dans le jeu aérien à la réception
, souligne le technicien sarthois.
+ LIRE AUSSI : Ça me donne encore des frissons aujourd’hui
: quinze ans de souvenirs mémorables dans le grand stade du Mans
Le Mans progresse
Depuis le début de saison, les Mancelles développent un jeu porté vers l’avant mais manquent cruellement de réalisme pour convertir leurs efforts. Elles savent qu’il faut progresser dans le dernier geste. Il ne faut pas qu’elles entrent dans une psychose à ce propos car le jour où ça va tourner et que le score sera important, il y aura un déclic. Pour ça, il faut garder de la spontanéité tout en ayant une bonne lecture de la situation pour ne pas tomber dans la précipitation
, explique Damien Bollini.
Mais si ses joueuses pêchent dans le dernier geste, elles affichent tout de même une certaine solidité défensive puisqu’elles restent sur deux matchs de championnat sans encaisser de but. On doit gommer nos pertes de balle hautes, être plus pertinent dans le marquage préventif et la gestion de la profondeur. Ponctuellement, on va concéder une transition ou deux alors que si on est plus agressif, on ne laisse rien à l’adversaire. Sinon je suis plutôt satisfait car on reste une équipe dominatrice, on impose régulièrement ce que l’on veut mettre en place à l’adversaire. On est mieux dans l’utilisation du ballon, on verticalise plus qu’en début de saison. Ça nous offre la possibilité de procéder en attaque rapide, de mettre en difficulté l’adversaire en deux ou trois passes, ou parfois, de le faire avec un nombre de passes important pour créer le déséquilibre.