|
Moncé-en-Belin. Logements sociaux : les projets expliqués... |
1
La société Ecovivre et le bailleur Sarthe Habitat ont exposé les plans détaillés des trois projets de logements sociaux. © Le Maine Libre
Suite aux nombreuses réactions de riverains des sites concernés par des projets de construction de logements sociaux à Moncé-en-Belin, les élus et Ecovivre, qui va réaliser les travaux pour Sarthe Habitat, ont organisé une réunion de présentation au Val’Rhonne. Bertrand Mathieu et Vincent Buet, dirigeants de la société Ecovivre, assistés d’Elisa Rousseau, ont détaillé et justifié chacun des trois projets, plans à l’appui.
La commune ne respecte pas la loi
Ils ont pointé les besoins criants en logements de la commune : « Moncé-en-Belin est déficitaire de 178 logements actuellement au regard de la loi SRU. L’État inflige une amende de 33 000 € à la commune pour non-respect de la loi ».
Un point que beaucoup dans le public peinent à comprendre, comme cet homme qui apostrophait la maire Irène Boyer : « Vous ne défendez pas les Moncéens ». Ou cette dame, qui mettait en avant le rapport du commissaire enquêteur, défavorable aux projets tels qu’annoncés selon elle : « On pourrait décider de payer l’amende et de ne pas construire ».
Face à leur insistance la maire ne pouvait que rappeler la loi. Son adjoint Jean-Marc Chaveroux était plus direct : « C’est simple, si on fait les mauvaises têtes, le préfet peut décider à notre place un jour et ce ne sera plus du tout la même chose, vous et nous n’aurons plus notre mot à dire ».
« Respectez les espaces verts »
Les riverains n’en démordaient pas : « On a déjà une proportion de logements sociaux hallucinante, on vient les concentrer à Moncé », « Respectez les espaces verts, vous allez foutre du béton partout », « Vous allez bouffer la tranquillité des gens alors que chemin du Verger il y a de la place mais c’est privé ».
On a aussi parlé de problème de circulation routière, de manque de places de parking. Ecovivre annonçait : « Pour quatre logements on prévoit six places de stationnement ». Concernant la densification outrancière, la maire est intervenue : « C’est aussi une obligation de faire ainsi, de chercher les dents creuses, on ne peut plus construire hors limites ». Il a été question aussi de terrain argileux, instables, sur l’un des sites. Ecovivre a proposé : « On pourrait envisager de planter une haie, de mettre des bambous ou des claustras ». Une habitation privée va se retrouver collée à l’un des projets, Ecovivre va étudier la possibilité de faire autrement.
Pour chaque problème soulevé, Ecovivre et l’équipe municipale souhaitent trouver une solution. Une seconde réunion sera organisée pour affiner les projets et apaiser les inquiétudes.