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En Sarthe, le refuge Groingroin va bientôt pouvoir accueillir plus d’animaux rescapés... |
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Depuis mars 2023, Lucie Nayak est chargée de sensibilisation et de développement au refuge Groingroin, à Neuvillette-et-Charnie. © Ouest-France
Depuis 2005, cochons et autres animaux de la ferme coulent des jours heureux à Neuvillette-en-Charnie (Sarthe). Abandonnés, rescapés d’élevage intensif, saisis pour maltraitance… ils ont été sauvés. Pour continuer cette mission, le refuge Groingroin a acquis cinq hectares supplémentaires qui commenceront à être aménagés à l’automne 2023.
Dans un hameau perdu de la Sarthe à la frontière de la Mayenne, à Neuvillette-en-Charnie, une centaine d’animaux de la ferme profitent d’une seconde vie au vert au refuge Groingroin. Des cochons, chevaux, vaches, poules ou encore chèvres qui ont tous été sauvés. C’est la mission que se sont données Caroline Dubois et Servane Hochet en 2005. Depuis, l’équipe s’est étoffée. Huit professionnels œuvrent auprès de ces animaux abandonnés, maltraités.
Plus grand
Parmi les dernières arrivées : Nova. Une poule pondeuse blanche « trouvée sur le bord de la route sous la pluie », raconte Lucie Nayak, chargée de sensibilisation et de développement depuis mars 2023. Ou Victor, « un porcelet chétif issu d’un élevage intensif » qui a bien repris du poil de la bête avec ses jolis 200 kg.
Face aux « demandes quotidiennes d’accueil », le refuge a acquis 5 hectares supplémentaires. « Nous commencerons l’aménagement cet automne et nous pourrons recueillir des animaux au printemps/été 2024 », se réjouit Lucie Nayak.

Pour voir les pensionnaires du refuge Groingroin, les personnes intéressées peuvent réserver une visite. Attention, elles sont rapidement complètes. Ouest-France
Devenir parrain
S’ils sont trognons, les pensionnaires « ne sont pas à adopter », précise Lucie Nayak. Mais ils peuvent être parrainés, en faisant « un don ponctuel ou mensuel, d’un montant libre ». Tous les trois mois, des nouvelles sont envoyées. Ce système est l’un des principaux moyens de financement du sanctuaire avec « plus de 2 000 parrains et marraines mensuels » .
Pour voir ces adorables groins, il faut être patient : « On organise une dizaine de visites par an, les Happig days, victimes de leur succès. » Les réservations ouvrent deux mois à l’avance et les inscriptions sont closes en quelques heures. La prochaine aura lieu le 29 octobre. Des visites virtuelles sont également organisées en visio sur les réseaux sociaux. Dont le samedi 12 août, à 11 h. Et pour les parrains et marraines, il sera bientôt possible de participer aux VIPigs, des visites qui leur sont réservées.
Réservation et plus d’informations sur le site : groingroin.org