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Covid-19. L’hôpital du Mans augmente le nombre de lits de réanimation... |
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L’hôpital du Mans va augmenter le nombre de lits de réanimation. © DENIS LAMBERT/ Le Maine Libre
Le centre hospitalier du Mans a annoncé ce jeudi 29 octobre 2020 une hausse de sa capacité de réanimation pour les patients Covid-19, avec une montée progressive pour faire face à la seconde vague.
Le centre hospitalier du Mans (CHM) se prépare à la seconde vague redoutés de malades du Covid-19. Il comptait auparavant 17 lits de réanimation réservés, il en avait 23 ce jeudi soir 29 octobre, a annoncé le directeur du CHM Olivier Bossard. Actuellement, dix lits sont occupés.
Cette capacité de réanimation pourra évoluer progressivement jusqu’à 30 lits
au sein de l’unité de réanimation.
Se rajoutent 27 lits de médecine de patients Covid, et quatre lits de patients suspects dont le diagnostic n’est pas encore connu. Par ailleurs, 20 lits en médecine gériatrique sont aussi réservés à des patients Covid
.
Un ensemble de premières mesures qui reproduit le dispositif
de la première vague du printemps, résume le directeur.
Déprogrammations d’actes
En parallèle, une déprogrammation de l’activité a commencé, ce jeudi matin nous avons fermé le bloc opératoire de l’activité ambulatoire du CHM
. Laquelle activité va se poursuivre au sein du bloc du bâtiment principal, le Fontenoy, mais nous avons pu récupérer des ressources humaines
, 15 infirmières et 8 aides soignants réaffectés aux services concernés par le Covid.
Cette déprogrammation va se poursuivre dès ce vendredi matin, en lien avec les cliniques de l’agglomération
mancelle, afin de les définir et de renforcer la réanimation
. Nous pourrons aller jusqu’à 30 lits
avant de devoir réarmer un autre service, dans un autre bâtiment
jusqu’à un maximum de 42 lits.
Cette décision concernedes patients dont l’intervention peut être reportée parce qu’elle n’a pas d’élément de gravité et est compatible avec l’état de santé du patient
, après analyse d’une équipe médicale
. Nous ne déprogrammerons pas les activités urgentes de cancérologie ou qui mettent en cause le pronostic du patient
.
Les liens entre les établissements hospitaliers public et privés, les acteurs de la sécurité et ceux des suites de soins ont été renforcés par la création d’une cellule opérationnelle Covid départementale. Elle permet de mobiliser 90 lits et le transfert de patients de l’un à l’autre si besoin.
Une seconde vague redoutée
Quant à la seconde vague ? Olivier Bossard confirme les chiffres nationaux, en regardant l’évolution des taux d’incidence, tranche d’âge par tranche d’âge
: elle risque d’être supérieure à la première
.
Côté matériel, le CHM se dit prêt. Concernant les moyens humains – jusqu’à 85 équivalents temps plein infirmières et 56 aides-soignants
–, on sait quels professionnels sont expérimentés désormais
face au virus après la première phase. Pour Olivier Bossard, on a la capacité de passer cette épreuve
.
Quant au reconfinement, qui débute ce 30 octobre, il était nécessaire, j’attendais cette mesure
confie-t-il. La première vague a été brutale, celle-ci est une marée progressive mais qui accélère
selon les chiffres épidémiologiques. Et s’ajoute une crainte supplémentaire : Les taux d’incidence élevés chez les plus de 65 ans ne sont pas de nature à nous rassurer
.
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