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Covid-19. Nouveau confinement : « Ça va être une catastrophe »... |
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Les hôtels affichent un chiffre d’affaires atteignant à peine 50 % d’une saison normale. © Archives Le Maine Libre – Denis LAMBERT
Réagissant aux propos d’Emmanuel Macron, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) de la Sarthe estime qu’« il y va y avoir beaucoup de casse ». De son côté, Karel Henry, présidente du Medef Sarthe attend du gouvernement des mesures à la hauteur de la situation. Laurent Barriquault, directeur du CGR Saint-Saturnin, déplore une « annonce assez brutale ».
Jacques Blanchet, vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie en Sarthe (UMIH)
« Il va y avoir beaucoup, beaucoup de casse. Nous ne sommes même pas à 50 % du chiffre d’affaires que nous devrions réaliser. Fermer de nouveau, c’est une catastrophe. Il y a des aides de l’État, certes, mais quelles sont les modalités ? Et il faudra les rembourser : avec quelle trésorerie ? En Sarthe, nous n’avons que très peu de touristes, surtout des commerciaux, qui aujourd’hui sont en télétravail. Là , je ne sais pas comment on va s’en sortir… »
Karel Henry, présidente du Medef Sarthe
« On sent la volonté de protéger au mieux l’économie. On maintient le travail mais on annonce une fermeture des commerces non essentiels. Nous avons des entreprises (des TPE, des PME et des indépendants) qui sont presque à genoux. Les mesures annoncées pour les soutenir ne doivent pas être un effet d’annonce. Ces mesures doivent être très fortes sinon ce sera catastrophique. Enfin il ne doit pas y avoir d’inertie dans leur mise en place »
Laurent Barriquault, directeur du CGR Saint-Saturnin
« Fermeture dès jeudi soir ! Je ne m’étais pas préparé à cette annonce que je trouve assez brutale. Après, je ne suis ni médecin ni scientifique. J’avais imaginé un couvre-feu le soir et le week-end et pensais pouvoir adapter les séances. Tout tombe à l’eau. Reste ce jeudi puis on va préparer la mise en sécurité du site pour la période de fermeture, comme en mars. C’est dommage, on voyait des signaux positifs depuis le début des vacances de la Toussaint avec des films qui marchaient bien. Il va vite falloir travailler sur les reprogrammations des films et penser aux vacances de Noël, qu’il ne faut pas laisser passer. Je pense aussi notamment aux restaurateurs dont les frigos sont pleins et aux commerçants du centre-ville ».
Christelle Morançais, Présidente du Conseil Régional des Pays de la Loire
« Le président s’est exprimé : la situation sanitaire de la France exige que le gouvernement recoure à nouveau au confinement. On pourrait débattre des raisons qui nous conduisent au retour de cette mesure extrême – pourquoi le président semble surpris par une 2e vague que la plupart des spécialistes avaient annoncée ? –, mais la priorité aujourd’hui est ailleurs : nous devons éviter à tout prix que nos hôpitaux soient saturés. Soutenir nos soignants, déjà épuisés par la 1re vague, est notre 1re responsabilité collective. Et s’il faut pour cela confiner le pays, alors il n’y a pas d’alternative.
Mais reconnaissons que le coup est terrible pour les commerces, les hôtels, les restaurants, les lieux de culture, de sport et de spectacle qui, une nouvelle fois, vont subir les conséquences les plus graves de cette crise. Le soutien de l’État doit être à la hauteur du sacrifice que l’on exige d’eux.
Attendons maintenant les précisions du Premier ministre, notamment sur les conditions d’accueil des enfants à l’école, pour que l’on puisse véritablement mesurer l’impact du confinement sur nos vies ».
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