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Cyclisme. Dorian Perleaux : « Je me consacre entièrement au vélo désormais »... |
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Dorian Perleaux fin juin 2021, sous les couleurs de son club. © Dominique Breugnot
À 18 ans, Dorian Perleaux a terminé la saison 2021 par un succès. De quoi envisager sereinement le passage en espoirs l’année suivante. Le Sarthois fait le bilan.
Il a clôturé sa saison 2021 par un succès au prix Narcisse-Hériveau à Connerré : la victoire qu’il convoitait depuis plusieurs mois.
Dorian Perleaux (18 ans), licencié au Sablé Sarthe cyclisme, revient dans un entretien sur le bilan de sa saison 2021, sur route et piste. Il évoque aussi son arrivée prochaine en catégorie espoirs et sa vie hors vélo.
Vous avez refermé de la plus belle des façons votre saison sur route, en remportant le prix d’ouverture de Paris-Conneré le 3 octobre…
Lever les bras sur cette avenue mythique, c’était un grand moment. Je tournais autour de la victoire depuis quelque temps. Je ne me suis pas mis de pression, j’ai fait la course qu’il fallait. Et quand j’ai vu que j’avais les jambes pour gagner, j’ai saisi ma chance. J’ai savouré un peu ce succès, mais je suis déjà passé à autre chose.
Quel bilan faites-vous de cette année 2021 ?
Je suis vraiment satisfait de ma saison, avec pas mal de places d’honneurs. Je m’étais notamment fixé deux tops 15, en ligne et sur contre-la-montre aux championnats de France juniors, et je les ai obtenus.
Vous avez pu expérimenter les stratégies par équipe avec le team Sarthe…
Le team Sarthe junior me permet de faire les épreuves nationales juniors, c’est une chance. D’autant plus que notre belle équipe nous permet d’ambitionner de bons résultats. Je garde notamment le souvenir d’une course de trois jours disputée en Espagne. J’avais à cœur de bien y figurer et je voulais ramener un maillot. Je me sentais bien sur les premiers sprints. Ensuite, mes coéquipiers ont fait un travail formidable en me mettant dans les meilleures positions pour me permettre de décrocher le maillot de meilleur sprinteur.
Et puis sur piste, vous avez eu la médaille d’argent aux France juniors de keirin et de nombreuses victoires en régionaux…
Je me devais de décrocher les titres régionaux. Et si la poursuite individuelle et l’omnium étaient mes priorités, je savais que je pouvais aller chercher les quatre médailles d’or. Aux France en août, cette médaille d’argent a été un vrai bonheur, surtout après plusieurs échecs dans cet événement.
Cet été, vous n’aviez pas encore choisi entre piste et route. C’est toujours le cas ?
Oui, je me sens bien sur les deux. Sur la piste, je me spécialise sur de l’endurance car je sens que je suis en train de passer un cap sur route… Mais de là à arrêter la piste, je ne le pense pas.
Benjamin Thomas, qui continue de lier les deux en étant pro, vous inspire ?
C’est sûr qu’il est un exemple. Il roule vite sur la route et il fait des résultats sur la piste : champion du monde, d’Europe. On sent qu’il est à l’aise, qu’il sait ce qu’il fait.
Ces deux disciplines se servent-elles mutuellement ?
La piste sert pour la route, c’est certain. On y prend de la caisse. À l’inverse, les grosses courses sur route aident aussi à la piste.
Quel est votre programme de l’hiver ?
Je termine la saison sur le chrono des nations ce dimanche. Je couperai un peu ensuite. Je ferai peut-être quelques compétitions sur piste, avant de commencer ma préparation sur route.
L’année prochaine, vous passerez espoirs. Comment appréhendez-vous cette nouvelle catégorie ?
Je ne me suis pas encore posé la question. C’est un cap à passer. Quand je suis passé de cadet à junior, je n’avais pas pression. Et j’étais prêt dès que je suis arrivé. Là pareil, je ferai un bon hiver et j’arriverai prêt.
Après votre bac pro commerce en juin, vous avez commencé des études supérieures ?
J’ai commencé à la rentrée un BTS MCO (management commercial opérationnel), mais j’ai décidé de l’arrêter car je ne m’y sentais pas bien. Maintenant je me consacre entièrement au vélo car j’espère devenir professionnel.
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