Elle porte le plus joli surnom des ustensiles et reste fraîche malgré son âge. La marguerite répond à nos nouvelles exigences : cuisiner sain, à moindre frais, dans des logements exigus...
Poinçonnée d'innombrables trous, elle permet une cuisson à la vapeur, douce et uniforme. On la place dans n'importe quelle casserole, sa corolle s'écarte en fonction de la taille. On dispose ses légumes sur le plateau rond monté sur petits pieds. On verse un fond d'eau, on couvre et on surveille.
Cette dernière action nécessite un effort, c'est vrai. Mais la marguerite a pour elle son petit prix (entre 15 ? et 20 ?) et son faible encombrement. Elle s'aplatit et se range comme un couvercle. Essayez avec votre gros autocuiseur.
La forme ludique de la marguerite séduit aussi les designers. Les jumeaux britanniques Joseph et Joseph ont édité une version encore plus rigolote, délaissant l'inox pour une silicone d'un vert pétaradant. Mais ni leur service de presse ni l'historien culinaire que nous avons contactés n'ont pu répondre à cette question : qui est l'inventeur de cette merveille et en quelle année ?
On a enquêté aussi du côté de Jean Mantelet, le père du presse-purée Moulinex, et outre-Atlantique, où ce panier vapeur, le steamer basket, est à nouveau tendance. En vain. Une marguerite (une vraie) contre cette info...
Christelle GUIBERT.