Source : AFP
Chaque année, le troisième jeudi de novembre est toujours très attendu : c'est celui du beaujolais nouveau ! Faut-il s'en réjouir, est-ce un bon vin ou de la simple piquette ? Le point sur ce breuvage qui rencontre un réel succès dans le monde entier.
Une vraie tradition
Il est né en 1951 avec l'autorisation de commercialiser du vin en primeur c'est-à-dire très peu de temps après sa récolte. Il s'en vend tout de même plus de 40 millions de bouteilles A.O.C chaque année à travers le monde. C'est devenue une véritable tradition très appréciée des Japonais mais aussi des Américains, des Allemands ou des Français.
Un vin plutôt festif
On l'appelle "nouveau" car il ne macère presque pas. Il ne reste en cuve que quatre à dix jours. Généralement, les viticulteurs y ajoutent des enzymes artificielles. Ce sont elles qui lui donnent ce goût de banane, de noisette ou de fraise. Le beaujolais nouveau concerne un petit vignoble (55 km du Nord au Sud) avec une très grosse production. Il ne faut donc pas s'attendre à de la grande qualité. Bref, on peut tomber sur de bonnes bouteilles mais ne vous attendez pas à des merveilles !
Quelques conseils
Ne gardez pas vos bouteilles plus de trois mois ; ne vous fiez pas aux médailles et évitez les vins à moins de 4 euros. Choisissez plutôt un bon vigneron qui produit en petite quantité et sachez que plus le vin est clair, plus il est souple. Plus il est foncé, plus il est tannique.