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Suspects en fuite, « intimidation »… Ce que l’on sait sur le jet d’une grenade dans un institut de beauté à Grenoble... |
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Des policiers examinent la vitrine du salon de beauté, où une grenade a été jetée, ce vendredi 6 février 2026, à Grenoble (Isère). © ALEX MARTIN/AFP
Six personnes ont été légèrement blessées dans l’explosion d’une grenade dans un salon de beauté à Grenoble, ce vendredi 6 février. Un acte « d’intimidation », selon le procureur de la République.
Six personnes ont été légèrement blessées, ce vendredi 6 février 2026, dans l’explosion d’une grenade, lancée dans un institut de beauté du centre-ville de Grenoble (Isère). Suspects, « intimidation »… Voici ce que l’on sait.
Deux individus suspectés
D’après le récit d’Étienne Manteaux, le procureur de la République de Grenoble, deux personnes sont arrivées peu avant 15 h devant l’institut de beauté BK Maison Beauté. L’un des individus a alors « ouvert très rapidement la porte » avant de lancer à l’intérieur la grenade. L’autre est resté à l’extérieur, pour filmer la scène.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent qu’une femme a tenté de refermer la porte en verre, pour empêcher le jet de l’engin, indique l’Agence France-Presse (AFP).
Les deux suspects ont ensuite pris la fuite en courant.
« On a entendu un énorme bruit et les murs ont tremblé. On avait l’impression qu’une bombe avait explosé chez nous », a témoigné auprès du Dauphiné Libéré une pharmacienne dont l’officine se trouve près du salon de beauté.
Six blessés, dont un enfant de 5 ans
Six personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été légèrement blessées mais leur état n’a pas nécessité d’hospitalisation et les pompiers les ont soignées sur place, selon la préfecture.
Le souffle de l’explosion a brisé la vitrine du commerce mais ne semble pas avoir fait de dégâts au-delà.
Une « action d’intimidation » selon le procureur
Pour Étienne Manteaux, la grenade n’était pas « destinée à tuer, compte tenu du fait qu’il n’y avait pas de charge explosive importante et pas d’éléments métalliques projetant ». « Ce n’est pas une grenade quadrillée militaire, c’est plutôt un engin explosif qui fait du souffle », a-t-il précisé.
Il s’agit selon lui d’une « action d’intimidation » qui démontre « une escalade dans la désinhibition des délinquants ». « C’étaient des personnes déterminées à agir quel que soit le nombre de personnes présentes », assure le procureur. « Parce que c’est fait en plein jour, que c’est filmé », cela « démontre une désinhibition, une appropriation de l’espace public qui est particulièrement inquiétante », a-t-il insisté.
« Tout ça paraît vraiment invraisemblable donc soyez persuadés de la détermination des services d’enquête et de la justice pour élucider ces faits », a-t-il ajouté.
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Le salon près d’un important point de deal
Selon l’AFP, l’institut de beauté se trouve à proximité du quartier Hoche, connu pour son important point de deal, et où des violences et des règlements de comptes se sont produits ces dernières années, à l’instar d’autres quartiers périphériques de Grenoble en proie au narcotrafic.
Le salon de beauté visé n’était cependant pas connu pour poser des problèmes, a indiqué le procureur.