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Sablé-sur-Sarthe. Pour Stéphanie Bloc, le bonheur est dans les plantes... |
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Stéphanie Bloc (à droite) apprécie de partager sa passion des plantes sur le terrain, comme ici dans le parc du château de Sablé-sur-Sarthe. © Ouest-France
Ancienne ingénieure agronome, désireuse de réorienter sa carrière professionnelle, Stéphanie Bloc a pris le parti de passer un diplôme d’herboriste pour faire connaître et utiliser le pouvoir des plantes locales au quotidien.
« À un moment donné, comme cela arrive à beaucoup de trentenaires, j’ai voulu redonner du sens à ma vie. » Stéphanie Bloc, installée du côté de Poillé-sur-Vègre (Sarthe) depuis une dizaine d’années, avait fait le tour de la question de sa formation d’ingénieur agronome. « J’ai voulu arrêter, cela ne me convenait plus, avoue-t-elle sans ambages. J’ai voulu réfléchir. »
Une réflexion qui l’a conduite presque naturellement vers les plantes et le milieu de l’herboristerie. « On ne peut pas parler de reconversion, je dirais que c’est plus un prolongement de ce que je faisais précédemment. J’avais touché à la botanique, notamment dans mes études. »
Mais c’est quoi un herboriste ? Si l’on en croit la définition donnée par le Larousse, c’est une « personne non diplômée en pharmacie exerçant le commerce des plantes médicinales ». Voilà pour la théorie. En pratique, Stéphanie Bloc ne produit pas de plantes destinées à son activité d’herboristerie. Pas plus qu’elle n’occupe un poste de conseillère dans une pharmacie. « La production ne m’intéresse pas. Je voulais renouer avec le contact, une certaine humanité. Je voulais surtout apporter quelque chose aux gens, pour qu’ils retrouvent une certaine autonomie, qu’ils aient la possibilité de concocter leurs propres remèdes. Mais attention, je ne suis pas médecin. »
Si la Poilléenne a suivi une formation en Ardèche, obtenu un diplôme, elle n’est en rien un charlatan qui fait des mixtures dans sa cuisine. Stéphanie Bloc entend partager ses connaissances, « faire connaître les principes actifs des plantes. Réapprendre simplement des choses pour se constituer une petite pharmacie à caractère préventif. Tout le monde peut le faire avec des plantes locales qui sont très efficaces. » Et elle ne se contente pas que de la théorie, elle y mêle la pratique.
« Il n’y a aucun principe nouveau »
Dimanche 10 octobre 2021, elle avait donné rendez-vous à des intéressées dans le parc du château de Sablé-sur-Sarthe. Sous forme d’atelier, l’herboriste est partie déambuler dans les allées en quête de plantain, de pissenlit, du cynorrhodon, de mauve ou encore de bardane, avec comme fil conducteur les bienfaits pour la peau. « Il n’y a aucun principe nouveau dans ce que je prodigue comme conseils. L’herboristerie se positionne en amont, pour aider son corps et son système immunitaire. Les plantes viennent en soutien de ce mécanisme naturel, elles constituent une mine de principes utilisables encore plus aujourd’hui. »

Le premier atelier découverte de Stéphanie l’herboriste était consacré aux plantes qui ont des bienfaits sur la peau. Ouest-France
Si l’herboriste a débuté avec des ateliers découverte, qu’elle entend étendre en direction des enfants ou encore des femmes enceintes, elle a d’autres projets en tête. « Pourquoi ne pas mettre sur pied des balades botaniques pour découvrir les plantes comestibles et médicinales ? C’est beaucoup demandé. »
Le champ d’expression de son activité apparaît infini, comme le nombre de plantes. Les bonnes comme les mauvaises. « Mon souhait est que l’on voit la mauvaise herbe avec un autre œil. Le plantain, le rumex, on peut leur trouver des côtés sympathiques. »
Prochain atelier le 23 octobre 2021 à Sablé-sur-Sarthe, sur le thème plantes et maladies virales.
Plus de renseignements sur www.stephanie-herboristerie.fr