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Sablé-sur-Sarthe. Ce que l’on sait sur l’arrivée du projet Micro-Folie dans l’ex-cinéma Le Palace... |
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Manuella Gourichon, adjointe à la Culture à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, devant l’ancien cinéma Le Palace, rue Carnot, mardi 23 novembre 2021. © Ouest-France
La candidature de Sablé-sur-Sarthe a été retenue pour accueillir la plateforme Micro-Folie proposée par le ministère de la Culture et le parc culturel de La Villette. Il s’agit d’un musée numérique qui permet de découvrir des œuvres par écran interposé. Il va être installé au cours de l’année 2022 dans la salle de l’ancien cinéma Le Palace, rue Carnot.
Le projet Micro-Folie se concrétise à Sablé-sur-Sarthe. Début octobre, le maire Nicolas Leudière avait annoncé lors d’un entretien dans Ouest-France que la Ville avait déposé un dossier pour accueillir cette proposition culturelle dans l’ancien cinéma Le Palace, rue Carnot. Mi-novembre, il faisait savoir que la candidature sabolienne était retenue. Mardi 23 novembre, des précisions ont été communiquées lors d’une conférence de presse. Voici que l’on sait.
Un musée numérique pour les scolaires et pour le grand public
Soutenu par l’État, supervisé par le Ministère la Culture et accompagné par le parc culturel de La Villette, le dispositif Micro-Folie consiste à intégrer un musée numérique au cœur d’un équipement déjà existant. À Sablé-sur-Sarthe, il s’installera dans la salle de l’ancien cinéma Le Palace, qui appartient à la Ville. « Ce lieu emblématique pourra continuer à vivre sous un autre format », apprécie Nicolas Leudière. Il voit dans ce projet un moyen de contribuer à « la dynamique du centre-ville tout en rendant la culture accessible à tous ».
Ce musée virtuel proposera un mode réservé aux scolaires et un mode réservé au grand public, avec l’appui d’un conférencier. Outre le grand écran, une vingtaine de tablettes permettront de visualiser des œuvres en détail. Celles-ci proviendront d’une dizaine d’établissements culturels nationaux. « On va pouvoir voir à Sablé des œuvres du Louvre ou du musée d’Orsay », se réjouit le maire, qui a notamment été inspiré par la ville d’Allonnes où le premier dispositif Micro-Folie de Sarthe a été inauguré en janvier 2020.
« On a besoin d’ouverture aujourd’hui, plaide Nicolas Leudière, en se remémorant l’époque où le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) investissait le centre culturel Joël-Le Theule une fois par an. Ces visites virtuelles peuvent inciter les Saboliens qui ne fréquentant pas les musées à aller voir les œuvres en vrai. » Le maire espère d’ailleurs que Micro-Folie rayonne à l’échelle de tous les territoires du Pays sabolien.
Une coordination assurée par L’Entracte
La jeune association la Casa feliz était un temps évoquée, mais c’est L’Entracte, la scène conventionnée sabolienne, qui va assurer la coordination et l’animation de Micro-Folie. La personne chargée des conférences « sera un recrutement municipal pour L’Entracte », signale Manuela Gourichon, l’adjointe à la Culture.
Selon nos informations, cette recrue remplacera numériquement Nicole Bedouet, la programmatrice cinéma de L’Entracte, qui part à la retraite. Sa mission sera davantage tournée vers les arts visuels, dont Micro-Folie, plutôt que vers le cinéma, un domaine duquel L’Entracte a décidé de se détourner avec l’émergence de Confluences.
Un lancement attendu à la rentrée 2022
« La mise en place est espérée d’ici à l’été 2022, pour un démarrage à la rentrée, avec le début de l’année scolaire », renseigne Nicolas Leudière. Pour ce faire, il faudra adapter les locaux. La transformation nécessite un investissement d’environ 60 000 €, financé essentiellement par des subventions, notamment via le dispositif Cœur de ville. Il faudra acheter le matériel numérique comme les tablettes. Il faudra peut-être aussi un nouveau système de vidéo projection pour être à la hauteur des exigences du parc culturel de La Villette qui numérise et fournit les œuvres.
Côté tarif d’entrée, le gratuit est privilégié, selon Manuela Gourichon et Nicolas Leudière, même ce paramètre reste encore « à définir ». Le projet, en tout cas, se veut « pérenne », pas tributaire d’une convention limitée dans le temps.