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Nord-Sarthe. Pourquoi l’ONF a dû abattre de nombreux épicéas en forêt de Perseigne... |
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Abattage d’épicéas en forêt de Perseigne. © ONF
Un petit coléoptère, le scolyte, est la cause du dépérissement des épicéas en forêt de Perseigne, déjà affaiblis par des épisodes de sécheresse successifs. L’ONF a dû procéder à des abattages afin de protéger les autres individus alentour.
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Après les régions du Nord Est de la France, et plus ponctuellement les forêts de l’Orne, concernées en 2019 par des dégâts liés à la sécheresse et aux scolytes, les forêts domaniales du Nord-Sarthe, Perseigne et Sillé, sont aujourd’hui impactées
, informe l’ONF.
Un important foyer en forêt de Perseigne, sur le canton du Mohan, a été découvert par les forestiers. Pour limiter la dispersion des insectes ravageurs et éviter un effet « tache d’huile », il est nécessaire de réaliser au plus vite des coupes sanitaires sur les massifs concernés, et d’en évacuer les bois
, précise l’ONF.
Coupes sanitaires
Dans un contexte climatique standard, les scolytes participent utilement aux cycles de la forêt, ils contribuent à la décomposition des bois morts qu’ils accélèrent. Mais les températures et les niveaux de précipitation observés ces dernières années ne sont pas tout à fait standards justement, et les arbres de cette forêt en ont manifestement souffert. Sensibles aux phytohormones émises par les arbres déshydratés, blessés ou affaiblis, les scolytes sont attirés par les individus qui en émettent : les peuplements d’épicéa commun de Perseigne offrent actuellement gîte et couvert à des milliers de ces insectes
, explique l’ONF.
Il n’existe pas de « médicaments » pour les arbres. La seule solution pour éviter la propagation et préserver les arbres sains alentour consiste à enlever rapidement les arbres touchés ou morts ».
Sur l’ensemble des secteurs touchés par les scolytes et recensés à ce jour en forêt publique en Sarthe, Perseigne est le massif le plus impacté. 30 hectares d’un seul tenant ont fait et font encore l’objet d’attaques et ont justifié une première intervention de grande ampleur ce printemps.D’autres coupes viendront probablement, car il est peu probable que le tiers restant des peuplements soit épargné par les scolytes »,
prévient l’ONF.
En forêt domaniale de Sillé, les forestiers jouent contre la montre, et espèrent pouvoir enrayer la propagation en évacuant le plus rapidement possible les arbres attaqués disséminés à travers le massif, bouquet par bouquet. Il s’agit là de petits foyers.