|
Municipales 2026. La Flèche : Michel Da Silva sera le candidat d’une liste de droite... |
1
Michel Da Silva habite La Flèche depuis 2015. © Le Maine Libre
Michel Da Silva a annoncé le mardi 16 septembre 2025 sa candidature aux élections municipales de mars 2026 à La Flèche (Sarthe). Il sera le candidat d’une liste de droite.
Agir avec vous pour La Flèche : c’est le nom de la liste de droite en formation dans la ville du sud Sarthe. À sa tête, Michel Da Silva, 74 ans. Ce retraité installé à La Flèche depuis tout juste dix ans est connu pour avoir présidé le club de tennis, de 2016 à 2020. Je joue toujours,
précise-t-il. Dans l’équipe des plus de 65 ans qui évolue au niveau régional.
 » Il a annoncé sa candidature le mardi 16 septembre, accompagné de son directeur de campagne, Mathieu Ferrand, secrétaire départemental adjoint Les Républicains. S’il est Fléchois depuis 2015, son histoire avec la Sarthe remonte aux années 80.
+ Municipales 2026. Maires, adjoints, conseillers… Combien d’argent gagnent-ils ?
Manager dans de grands groupes
Natif de l’Aude - il a passé son enfance à Troyes où il a suivi des études en commerce - Michel Da Silva a commencé sa carrière là -bas, dans la grande distribution. J’avais 24 ans quand j’ai été nommé chef de département pour le non alimentaire dans un hypermarché Mammouth. Il y avait 30 salariés. J’y ai appris la négociation, face à une déléguée syndicale pugnace.
 »
En 1982, le groupe Castorama l’embauche pour installer son enseigne, soit à Angoulême, soit au Mans. Il choisit la Sarthe mais travaillera également quelques années à Rennes, à la direction générale des produits ainsi qu’à Angers où l’enseigne connaît des difficultés. Dix ans plus tard, en 1993, il agrandit le magasin manceau, passant d’un local de 2 000 m² à un magasin de 14 000 m², dans la zone commerciale du Moulin aux moines, près de l’hypermarché Auchan. J’ai piloté deux ans de chantier avec le conducteur de travaux tout en manageant 172 personnes,
se souvient-il. J’aime les challenges.
 »
Mais au début des années 2000, Castorama est racheté par un groupe anglais qui remercie les responsables quinquagénaires. Michel Da Silva vit l’expérience des cadres supérieurs confrontés au chômage. Il va pointer à Pôle emploi (à l’époque l’ANPE). Pendant deux ans, j
’ai suivi une formation, essuyé pas mal de refus et j’ai finalement été embauché par le groupe Guesneau basé à Nantes.
 » Il s’installe alors en Loire-Atlantique et dirigera successivement une entreprise de paysages à La Baule, une pépinière à Orvault et une entreprise de plomberie, chauffage et électricité à Clisson.
Des racines portugaises et allemandes
En 2011 sonne l’âge de la retraite. Père de deux fils dont l’un vit au Mans, il décide avec sa seconde épouse Thérèse, originaire de Thoiré-sous-Contensor (entre Beaumont et Mamers), de revenir en Sarthe. Ils choisissent La Flèche et restaurent une maison en centre-ville.
Un retour qui ne coulait pas de source pour cet homme à la famille cosmopolite. Son père, portugais, a rejoint la France en 1930, échappant à la dictature de Salazar. Naturalisé, il a été mobilisé en 1940 et fait prisonnier, passant près de cinq ans en camp de travail en Pologne. Il a rencontré ma mère, Allemande, en faisant des travaux agricoles en Silésie. Elle a dû fuir à l’arrivée des Russes : ils sont partis ensemble, dans un train de charbon. Ils se sont réfugiés un temps dans le nord de l’Allemagne puis il l’a convaincue de venir en France.
 » Il se souvient de ce père exigeant qui le faisait lever à 6 heures pour s’occuper de la vigne avant d’aller au collège.
J’ai des convictions et des valeurs de droite
, affirme le candidat. En 1976, l’année de naissance du RPR (Rassemblement pour la France), il prend sa carte au parti créé par Jacques Chirac. Ses idées n’ont pas varié au fil des ans. Il a aujourd’hui celle du parti Les Républicains. C’est ma première candidature : lorsque j’étais en activité je n’avais pas de temps à consacrer à la politique mais elle m’a toujours intéressé, aussi bien sur le plan national que sur le plan localÂ
, précise Michel Da Silva, qui a nourri une grande admiration dans sa jeunesse pour Robert Galley, plusieurs fois ministre sous la présidence de Georges Pompidou et à l’époque maire de Troyes, où il a grandi.  J’ai suivi de près la gestion de La Flèche, j’ai des idées et aujourd’hui je suis prêt
 », conclut le candidat dont la liste rassemblera des sympathisants de droite, mais sans l’étiquette d’un parti.
Â