|
Législatives. « Quel est leur projet après le rejet ? » : trois débats sur les maisons fissurées... |
1
Selon une étude, jusqu’à 16,2 millions de maisons seront exposées au phénomène d’ici 2050 en France, soit neuf sur dix. © archives Le Maine Libre
À l’approche des législatives, l’association urgence maisons fissurées organise trois conférences en Sarthe afin de réunir candidats, élus locaux et sinistrés. Les mesures de soutien aux sinistrés seront au cœur des débats.
Le phénomène des maisons fissurées est une conséquence de conditions météorologiques changeantes. Tout part d’en bas, les sols argileux ont tendance à se gonfler en période humide. Puis en cas de sécheresse, l’eau s’évapore et les sols argileux se rétractent. Cela s’appelle le retrait-gonflement d’argile (RGA) et peut causer des fissures sur les maisons. À cause du dérèglement climatique, c’est un sinistre qui est voué à s’accentuer.
L’Association Urgence maisons fissurées (AUMF) organise trois conférences en Sarthe avant les élections législatives.
Elles auront lieu de 19 h à 20 h 30 :
- le lundi 24 juin 2024 à la salle de loisirs de Saint-Pavace, 14, rue des Caillères
- le mardi 25 juin à la salle Théophile-Plé à Sablé-sur-Sarthe
- le mercredi 26 juin à la salle de réception annexée au gymnase de Mansigné.
+ Maisons fissurées : ils créent un collectif pour s’entraider
« Un mépris qui génère le dégoût »
Le 30 mai 2024, le Sénat a rejeté une proposition de loi adoptée par l’assemblée nationale le 6 avril 2023. Cette loi proposait une meilleure indemnisation et un accompagnement aux sinistrés de maisons fissurées. Le vote des sénateurs contre la proposition de loi est un «
mépris qui génère le dégoût », tance l’AUMF.
Après la dissolution de l’Assemblée nationale à la suite des résultats des élections européennes du 9 juin 2024, de nouvelles élections législatives sont prévues le 30 juin et le 7 juillet prochain. De nouveaux députés seront élus. Dans ce cadre, l’AUMF aimerait réunir candidats aux législatives, élus locaux et sinistrés. Le but est de provoquer le débat pour savoir : « quel est leur projet après le rejet ? »
L’association souhaite bien évidemment un meilleur soutien aux sinistrés de maisons fissurés.