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Le festival Plein champ offre Performances et arts urbains au Mans... |
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Le Cube, installation pour quatre artistes, est mis en place chaque année. Les autres peintres sont sur des murs en béton dispersés dans le parc. © Archives Ouest-France
Du 30 juin au 2 juillet, le festival Plein champ, dans un parc du Mans (Sarthe), invite quelque quarante street artistes pour des performances en direct.
La vingtaine de murs rectangulaires en béton a été couverte de blanc, recto-verso, pour recouvrir les fresques des street artistes de 2022. Cette année, ils sont trente-huit, de plusieurs nationalités, à s’exprimer pour la cinquième édition de Plein champ, festival des arts urbains.
Un phénomène qui s’inscrit toute l’année dans les rues. Au point que l’office de tourisme propose de découvrir à vélo la cinquantaine de fresques qui habille les immeubles.
Un collectif invité
Le collectif TSF crew vient de terminer une double fresque, avec des murs en vis-à -vis. Une opportunité  qui nous a permis de développer notre univers fantaisie et animéÂ
, assure Nicolas Poujol, alias Papy.  Un membre de notre collectif, Wen2 avait déjà participé. Le directeur artistique a pensé à notre collectif.Â
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Ce collectif formé il y a près de trente ans regroupe neuf membres, originaires du Mexique, de France, du Burkina Faso.  Nous mettons en commun l’art de chacun, afin de créer un travail collectif qui constitue notre identité.Â
Pour le festival, c’est Papy qui se colle à la performance en direct d’un champ au bord de l’eau, avec l’espoir personnel, avoue-t-il, de signer une œuvre dans l’année. Pour la Ville du Mans, l’objectif n’est pas de présenter juste un festival, mais aussi une continuité à l’année avec des ateliers en milieu scolaire et des transformations murales. Pour participer à l’embellissement de la Ville, dans un cadre précis.
Une quête de légitimité
 C’est vrai que le street art vient d’un milieu subversif, aux pratiques illégales, réagit l’artiste invité. Le mouvement a été mis en lumière il y a quelques années.Â
Le côté transgressif de la peinture hors limites, s’institutionnalise.  Nous devenons des peintres sur murs, ou muralistes.Â
Le Mans a bien compris cette envie de légitimité. Pour Papy, pas attaché aux étiquettes, cette ouverture permet d’ouvrir le street art à de nouveaux mouvements, vers plus d’accessibilité :  Le public n’a plus besoin de pousser une porte, parfois paralysante d’un musée, l’art est devant lui, sur les murs.Â
Du 30 juin au 2 juillet, au parc du Gué-de-Maulny, au Mans. Gratuit.