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Huisne Sarthoise. La communauté de communes réfléchit aux nouvelles mobilités... |
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Les aires de covoiturage devraient être agrandies et de nouvelles pourraient naître. © Le Maine Libre
L’Huisne Sarthoise s’est emparée de la compétence « mobilité » depuis l’été 2021. Entre covoiturage, voies douces, transport collectif et nouvelles énergies, plusieurs pistes sont à étudier.
La communauté de communes de l’Huisne Sarthoise s’est dotée d’une nouvelle compétence à l’été 2021. Elle est désormais en charge de la mobilité sur tout le territoire et c’est Dominique Édon, maire de La Chapelle-Saint-Rémy, qui gère le dossier : Si on ne prenait pas cette compétence, c’était la région qui aurait assuré la gestion. Là, on a notre mot à dire et on demande l’appui de la région si besoin.
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Point de départ du travail, un audit par un cabinet qui a révélé deux points noirs : Il y a des gros problèmes pour aller travailler dans les grandes entreprises du secteur et il manque des lignes de bus entre Montmirail et La Ferté-Bernard.
Davantage de covoiturage
Après cette étude, les élus ont commencé à se mettre au travail. Premier chantier : les zones de covoiturage. Celle de Cherré-Au, à la sortie de l’autoroute, va être agrandie avec une soixantaine de places et Vinci en créera aussi une nouvelle au péage de La Chapelle-Saint-Rémy avec une quarantaine de places.
Celles déjà existantes sur le territoire, comme celle de La Paillasse à Sceaux-sur-Huisne, fonctionnent bien
et ont donné envie aux élus de poursuivre dans ce sens.
Rencontrer les entreprises
Les grosses entreprises ont besoin de main-d’œuvre, nous allons les rencontrer pour voir ce qui peut être mis en place.
C’est l’objectif qui guide les élus dans cette nouvelle mission. Est-ce qu’il faut assurer des dessertes depuis la gare ? Comment aider les jeunes qui n’ont pas de transport pour aller travailler ? Est-ce à nous ou aux entreprises de porter le projet ?
Autant de questions qui restent pour l’instant sans réponse. On ne pensait pas que ce serait un dossier si compliqué. Nous sommes dans une zone rurale, c’est plus difficile de trouver des solutions.
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Faut-il changer les habitudes ?
Et pour le reste, la commission continue de réfléchir : voies douces, bornes de recharge, garages à vélos, nouvelles énergies comme le gaz pour les transporteurs qui l’utilisent, transports collectifs, autopartage… Il faut identifier les besoins et savoir combien cela va coûter pour combien d’utilisateurs. Les habitants sont-ils prêts à changer leurs habitudes ?
En attendant que les projets se dessinent plus précisément et que les élus décident quelles mobilités prioriser, la redevance ne devrait pas augmenter.