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Le Mans. Village des mobilités : « En voiture j’ai l’impression de perdre mon temps »... |
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Muriel souhaite acheter un vélo pour se balader. Son mari Patrick privilégie la marche. Le couple conserve une seule voiture pour les trajets longs. © Photo Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Les Manceaux sont venus peu nombreux ce dimanche 19 septembre 2021 au village des mobilités, qui mettait en avant les transports alternatifs à la voiture.
Il n’y avait pas foule ce dimanche 19 septembre 2021 quai Louis-Blanc au Mans, où une trentaine de spécialistes des modes de déplacement alternatifs s’étaient installés, au village des mobilités. La manifestation clôt la semaine des mobilités alternatives, organisée par la Le Mans métropole. À cette occasion, la journée a été déclarée sans voiture dans plusieurs rues du cœur de ville : tunnel Wright, avenue Rostov-sur-le-Don, place de l’Éperon et rue de la Galère.
La praticité avant l’écologie
Sur place, les visiteurs sont déjà des convaincus, à l’instar de Muriel et Patrick, qui se partagent depuis près d’un an entre Paris et Le Mans. Une opportunité de travail pour lui, l’effet Covid pour elle. Je suis une vraie Parisienne pourtant, mais pendant les confinements, j’ai eu l’impression d’étouffer. Grâce au télétravail, on peut se permettre ce nouveau mode de vie
.
À Paris, on fait tout à pied, à vélo ou en métro depuis longtemps. En Uber quand cela est nécessaire. J’ai vendu ma voiture il y a une quinzaine d’années, davantage pour des raisons pratiques qu’idéologiques. Cela devenait pénible entre la circulation et la recherche d’une place de parking. On ne parlait pas trop des transports alternatifs à l’époque
, reconnaît la quinquagénaire.
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Intégrer le sport dans son quotidien
Depuis, le couple a pris le pli. Ce dimanche, ils sont venus repérer un vélo pour Muriel. Mon chéri court beaucoup. Moi je suis facilement essoufflée, je voudrais pouvoir le suivre à vélo
. Muriel s’interroge encore sur le choix de l’électrique ou du traditionnel. J’hésite encore, c’est relativement plat autour de chez nous. Tout dépend si on reste dans le coin ou si on part se balader plus loin. Les côtes, c’est quand même plus facile en électrique
.
Son mari Patrick a quant à lui définitivement laissé tomber sa voiture au quotidien. Il ne la prend que pour les longs trajets. J’ai tellement pris l’habitude de marcher que je fais tout à pied, y compris les courses. Je fais deux kilomètres pour aller travailler à la gare, matin, midi et soir. Cela permet de rester en forme. On n’intègre pas suffisamment le sport dans notre quotidien
, estime-t-il avant d’ajouter : En voiture, j’ai l’impression de perdre mon temps. À pied on découvre beaucoup plus les choses qui nous entourent
.
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Succès des trottinettes et gyroroues
Un peu plus loin, trottinettes et gyroroues ont attiré les curieux. Paul, la trentaine, teste la trottinette électrique et s’amuse visiblement beaucoup. Pas question pour autant d’investir dans ce nouveau mode de transport. C’est sympa et rapide, mais ça reste électrique. Je préfère mon bon vieux vélo pour aller au boulot ou pour sortir.