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Fyé. Hommage à Geneviève Hobey, jeune résistante... |
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Devant le monument départemental de la 2e D.B, Jean-Pierre Fimont, maire, accompagné de Nadine Lelièvre, adjointe. © Le Maine Libre
Mercredi 11 août, le parcours commémoratif de la Route Leclerc sur les pas des libérateurs, organisé par Christophe Bayard, lieutenant-colonel de réserve, président de l’association Vive la résistance, a reçu un large écho auprès de la population locale.
Le dispositif mis en place comprenait une délégation du 501e régiment de char de combat de Mourmelon-le-Grand (Marne), des porte-drapeaux de diverses associations d’anciens combattants, en présence d’Annette Lajon, résistante ornaise décorée de la Légion d’honneur, de Jean-Pierre Frimont, maire, Nadine Lelièvre adjointe, de la population, accompagnés de musiciens des communes du Nord Sarthe et de reconstitueurs de la Libération avec des véhicules militaires légers. Une première cérémonie a eu lieu au monument départemental de la 2e DB Divisions blindée sur la D 388, suivie à la plaque commémorative en hommage à Geneviève Hobey, à l’entrée du parc des Tourelles et au carré militaire au cimetière. « Le 11 août 1944, sur la D 388 alors que la 2e D. B venant de la Hutte progressait en direction d’Alençon, a connu l’épisode le plus meurtrier de toute la campagne de Normandie. Vingt-six soldats sont morts et vingt-quatre autres sont blessés dans des combats entre la Hutte et Fyé. Quinze soldats reposent au carré militaire du cimetière de Fyé où nous allons nous rendre pour un hommage », expliquait Christophe Bayard.
À l’entrée du parc des Tourelles, devant la plaque qui porte son nom, un hommage a été rendu à Geneviève Hobey. Dans la nuit du 11 au 12 août, la jeune femme âgée de 23 ans, a guidé les chars français sous un bombardement intense de l’artillerie ennemie. Mission durant laquelle, elle a été mortellement blessée. Elle a été citée à l’ordre de la Brigade, avec attribution de la Croix de guerre.
« Je salue tout le travail d’Histoire et de mémoire fait par la Route Leclerc, porté par Christophe Bayard, en rendant hommage aux anciens combattants de la liberté, de rappeler les souffrances et les sacrifices consentis par les populations locales » déclarait Jean-Pierre Frimont, au terme d’un hommage au carré militaire. Et de préciser : « Je suis natif du Nord Sarthe et mon père, qui a été réquisitionné pour le service du travail obligatoire (STO) en Allemagne, m’a souvent rappelé ces moments difficiles de l’occupation. Un souvenir à maintenir et à diffuser pour que jamais il ne soit oublié ».