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EN IMAGES. Sarthe : les peintres investissent Asnières-sur-Vègre pour « Asnières-sur-Toiles »... |
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Michel, de Souillé, devant la toile réalisée au cours du week-end, ce dimanche 12 juin 2022, à Asnières-sur-Vègre. © Ouest-France
Contrarié par la pandémie 2021, l’événement Asnières-sur-Toiles, qui a eu lieu tous les deux ans, était de retour, ce samedi 11 et ce dimanche 12 juin 2022, à Asnières-sur-Vègre, près de Sablé-sur-Sarthe. Une vingtaine de peintres et de dessinateurs ont posé leur regard sur la petite cité de caractère.
« Il y a plein de sujets ici. Il n’y a qu’à pivoter de quelques degrés pour trouver l’inspiration », observe Michel, près de l’église Saint-Hilaire, à Asnières-sur-Vègre. Cet habitant de Souillé, dans le nord de la Sarthe, participe « presque toutes les fois » à Asnières-sur-Toiles. Lancé en 1993, cet événement bisannuel dédié à la peinture était de retour ce week-end des 11 et 12 juin, après une année 2021 contrariée par la pandémie.
« C’est le peintre sabolien Constant Guilmault qui en est à l’origine. Il trouvait ce village très pittoresque à peindre, retrace Hervé Delaune, le président de l’Association du patrimoine d’Asnières, qui organise ce rendez-vous. D’habitude, on propose aussi des expositions à travers la commune. Là , on a voulu resserrer sur le concours. »

Le manoir et son jardin, sources d’inspiration pour les peintres d’Asnières-sur-Toiles. Ouest-France
« Chacun choisit son coin »
Une quinzaine d’adultes et une poignée d’enfants de la région ont sorti leur palette de couleurs. « Chacun choisit son coin : les abords du vieux pont, le manoir, l’église, une ruelle... énumère Hervé Delaune. Les habitants redécouvrent aussi Asnières pour l’occasion à travers les tableaux. »
Michel, lui, a cette fois arrêté son choix sur la cour de la maison en vieilles pierres où est posée une bicyclette, au n° 6 de la rue Saint-Hilaire. « J’étais en repérage et le propriétaire m’a proposé de me payer l’apéro si je me mettais devant chez lui », rigole-t-il. Mais attention, pas de méprise, c’est bien pour la peinture que ce Sarthois est là .
« Je peins depuis 35 ans. C’était d’abord une passion puis je me suis perfectionné avec des cours aux Beaux-Arts du Mans, confie ce retraité de la métallurgie aux 76 bougies. Je ne peins que des paysages. J’utilise la peinture à l’huile au couteau. » Avec brio : son coup d’œil et son coup de main lui ont déjà valu d’être primé à Asnières-sur-Toiles.

Le vieux pont est l’un des endroits les plus prisés pendant le week-end d’Asnières-sur-Toiles. Ouest-France

Certains avaient opté pour une toile verticale. Ouest-France
« Je suis en pleine méditation »
C’était en revanche une première pour Patricia. Cette institutrice de 58 ans a laissé son compagnon et sa fille à Paris, où ils vivent, pour s’offrir cette parenthèse artistique. « Je vais peut-être subir les embouteillages sur la route du retour mais je passe un excellent week-end. Je suis en pleine méditation », sourit-elle, au bord de la Vègre, nichée à l’ombre de la végétation, avec les bâtisses de la place du Guesclin en guise d’inspiration.

Patricia, de Paris, participait pour la première fois à Asnières-sur-Toiles. Ouest-France

Toutes les créations sont exposées sur les grilles de l’église Saint-Hilaire en chantier avant la délibération de jury du concours, en fin d’après-midi, dimanche. Ouest-France
Sa technique de peinture à elle, c’est l’aquarelle. Un moyen d’évasion. « C’est comme une autre vie, un équilibre », confie celle qui a passé une partie de son enfance à Sablé. Elle a profité de ce rendez-vous pour tester un nouveau chevalet. « Je l’ai commandé aux États-Unis avant le Covid mais c’est la première fois que je l’utilise. C’était un petit peu compliqué hier mais ça va mieux aujourd’hui », apprécie-t-elle. Suffisant pour décrocher un prix ? Le résultat du concours devait être dévoilé en fin d’après-midi, au moment où commençait un autre dépouillement en mairie…