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Emploi. La Flèche : restaurateurs et cafetiers recrutent mais peinent à trouver du personnel... |
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Au Moulin des Quatre Saisons, Karoline et Camille Constantin peinent à recruter des apprentis. © Archives Le Maine Libre
Alors que l’annonce, par le gouvernement, de la réouverture des terrasses à la mi-mai 2021 se profile, des restaurateurs et cafetiers fléchois sont en phase de recrutement de personnel. Mais certains peinent à trouver, notamment des apprentis dans la restauration.
Ces dernières semaines, les offres d’emploi dans la restauration et les bars de La Flèche ont fleuri sur les réseaux sociaux. Au Carnot, bar tabac presse, dont la devanture vient de changer de look, on recherche un serveur ou une serveuse ayant de l’expérience. Un peu plus loin, au restaurant Fleur de Sel, Aurélien Le Map et son épouse ont relancé leur offre d’emploi de cuisinier qu’ils avaient déjà postée voilà près d’un mois.
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Place Henri-IV, au bar tabac La Civette aussi, on commence à envisager une réouverture partielle de la terrasse à la mi-mai. Une personne doit être embauchée pour le service. On a quelques CV de côté, mais aucun n’a d’expérience professionnelle.
Le restaurant McDonald’s recherche pour sa part un équipier ou une équipière en CDI à temps partiel.
+ Sarthe. Hôtellerie-restauration : « Notre secteur a des difficultés pour recruter des jeunes »
Du mal à recruter des apprentis
Au Moulin des Quatre Saisons, l’équipe de Karoline et Camille Constantin est prête à reprendre du service. Qu’ils soient en chômage partiel, ou qu’ils travaillent avec moi
, explique le chef, qui propose de la vente à emporter.
En revanche, on recherche des apprentis
. Et là , ça se complique. Le couple aurait besoin de deux jeunes en salle, et d’un autre en cuisine où Camille Constantin en a déjà recruté un. Personne ne se présente naturellement. On a beaucoup de mal à recruter des gens qui ont envie de faire ce métier.
Le problème n’est pas nouveau.
Le chef recherche par ailleurs du personnel pour la partie événementielle, mariages, réceptions… Là aussi, on a lancé une annonce pour trouver des jeunes qui veulent se faire un peu d’argent de poche et apprendre quelque chose
.
Compliqué pour les jeunes de se projeter
Au bout du boulevard Latouche, Pascal Fourmantin est lui aussi à la recherche d’un apprenti en salle pour son restaurant l’Idée Gourmande. En CAP ou en bac pro. En cuisine, on a déjà trouvé une jeune fille.
Le souci pour le restaurateur, comme pour son confrère du Moulin des Quatre Saisons, c’est que le restaurant est fermé depuis octobre. En salle, on ne peut pas faire de stage. Donc, les jeunes n’ont pas l’approche du métier. C’est compliqué pour eux de se projeter
.
Autre souci, calendaire celui-ci : Au niveau du collège, si ce sont des élèves de troisième, les périodes de stages ne sont plus en phase avec, peut-être, nos périodes d’ouverture. C’est compliqué pour nous et pour les jeunes
.
« Les parents les découragent »
À l’Idée Gourmande, comme chez Camille Constantin, l’équipe a pu être conservée. En cuisine, ils viennent régulièrement, chacun leur tour, pour la vente à emporter.
Pour le personnel en salle, c’est l’épouse de Pascal Fourmantin qui a gardé le contact assez régulièrement avec ses serveuses pour ne pas couper le lien
.
Le problème, ce sont les candidats à l’apprentissage qui ne se bousculent pas au portillon. Pour le chef Constantin, les parents, parfois, ne sont pas étrangers à ce manque d’engouement pour la profession. Quand l’enfant dit à ses parents qu’il veut devenir cuisinier ou serveur, ils le découragent
, regrette-t-il. Dommage. Parce qu’on voit après des jeunes qui ont fait des études, et qui à 23 ou 24 ans, reviennent vers ce métier parce que c’est ce qui leur plaisait.