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Ehpad en Sarthe : trois structures s’unissent dans un comité d’éthique en faveur de la bientraitance... |
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Claire Mounoury, directrice de la résidence Saint-Raphaël, à Solesmes, Hugues Morel, président du centre Basile-Moreau, à Précigné, et Dominique Pierre Ravet, directeur de la résidence Dujarié, à Loir-en-Vallée, ont signé une convention jeudi 29 juin 2023. © Ouest-France
En Sarthe, la résidence Saint-Raphaël, à Solesmes, le centre Basile-Moreau, à Précigné et la résidence Dujarié, à Loir-en-Vallée viennent de s’engager dans une démarche commune en faveur de la bientraitance des résidents à travers un comité d’éthique.
Ils ont signé la convention le jeudi 29 juin 2023. Trois établissements sarthois accueillants des personnes âgées dépendantes ont décidé de s’engager dans une « démarche éthique partagée » pour favoriser la bientraitance : la résidence Saint-Raphaël, à Solesmes, le centre Basile-Moreau, à Précigné et la résidence Dujarié, à Loir-en-Vallée (anciennement Ruillé-sur-Loir). Trois structures qui ont pour point commun d’être gérées par des associations d’inspiration chrétienne et qui regroupe à elles trois plus de 250 résidents.
« L’intérêt de ce comité est d’éclairer nos prises de décisions au quotidien en prenant en compte les valeurs associatives, la réglementation en vigueur et l’apport de la réflexion de chaque participant, présente Édouard Petit, directeur général du centre Basile-Moreau, une structure présidée par Hugues Morel. Nous serons plus intelligents à plusieurs, en se nourrissant des bonnes pratiques des autres. »
« Éviter les dérives »
Concrètement, ce comité d’éthique sera constitué de professionnels de santé et de bénévoles des trois établissements. Il sera animé par un médecin indépendant et ses membres se réuniront quatre à cinq fois par an. Le résultat de réunions est destiné à être diffusé à l’ensemble des professionnels et des résidents. Mais chaque établissement restera autonome dans ses actions, en lien avec son projet associatif et son organisation.
Une démarche qui résonne d’autant plus au regard des révélations sur le traitement au sein des résidences du groupe privé Orpéa. « Tout établissement accueillant des personnes âgées dépendantes se doit d’interroger ses pratiques pour veiller à éviter les dérives. Nous devons prendre soin de nos décisions, avec collégialité et recul », prône Édouard Petit. Tout en ouvrant la porte à d’autres résidences associatives locales intéressées par cette convention.