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Dollon. Les petits dans la jungle musicale actuelle... |
Le vendredi est le jour de sortie des nouveaux albums… Et il y en a à la pelle. Même très bien distribué, comme « La peau des arbres » de Tue-Loup, le CD d’un « petit » groupe ne sera présent qu’à quelques exemplaires à chaque fois dans les grandes surfaces culturelles. Les plates-formes de téléchargement ? « Dérisoire pour nous, explique Xavier, quand on sait qu’elles ne reversent que quelques centimes d’euros pour un millier de téléchargements du même titre. Sur lesquels le distributeur prendra encore sa part. » L’absence de consensus européen sur le sujet est largement responsable de cette situation.
La chute des droits d’auteur
Comment s’en sortir ? « Un bon article dans la presse spécialisée, une diffusion sur France Inter… », mais la concurrence est rude. Il faut plaire, être dans l’air du temps et, d’un album à l’autre, cela n’est jamais assuré. « La jeune génération délaisse, de toute façon, ces médias au profit exclusivement des plates-formes », complète Xavier. La Sacem (Société des auteurs, compositeurs, éditeurs de musique), pour parer à la chute des droits d’auteur, a mis en place une rémunération des performances live. Mais cela reste très anecdotique pour les dits « petits » groupes.
Les concerts permettent aux gens d’acheter un CD souvenir. Ils se font rares, voire inexistants depuis un an. Les codes du monde du disque ont changé. Xavier Plumas reconnaît passer pas mal de temps à monter des dossiers de subventions et à gérer des questions de communication et de marketing qui ne sont pas au cœur de son travail de musicien, mais en deviennent partie intégrante par la force des choses.