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Des étiquettes sur les barquettes de poulet Le Gaulois : L214 vise à nouveau le groupe LDC à Sablé... |
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Un aperçu des stickers accusateurs envers le volailler sarthois LDC, collés sur les produits de la marque Le Gaulois, samedi 17 février 2024. © Ouest-France
Dans le cadre d’une action nationale, plusieurs militants de l’association de défense de la cause animale L214 ont collé des stickers accusateurs sur les produits de la marque Le Gaulois, dans des supermarchés de Sablé-sur-Sarthe, samedi 17 février 2024. Une façon de pointer à nouveau le groupe volailler sarthois LDC.
Ils sont descendus à quatre du Mans, en début d’après-midi, avec 400 stickers dans les poches. Un petit groupe de l’association L214 a mené, ce samedi 17 février 2024, à Sablé-sur-Sarthe, une opération « réétiquetage » des produits de la marque Le Gaulois, propriété du Sarthois LDC, le numéro un français de la volaille.
Ces militants de la cause animale ont commencé symboliquement leur action au Carrefour Market, à quelques centaines de mètres du siège du groupe. Ils ont ensuite ciblé Leclerc et Super U. Pacifiquement, quasiment incognito.

Les militants de L214 ont visé les produits Le Gaulois dans plusieurs supermarchés de Sablé-sur-Sarthe, comme ici à Leclerc. Ouest-France
« Une campagne de désinformation »
« Cela fait partie d’un grand défi lancé dans 37 antennes locales de L214 en France : une semaine pour coller 70 000 stickers en magasins, afin de faire réagir la marque ainsi que ses distributeurs », présente Audrey Hamonic, référente de la jeune antenne L214 en Sarthe. Sur les étiquettes, on peut lire : « Poulet manipulé génétiquement », « croissance anormalement rapide » et « 44 jours de souffrance ». Des slogans accusateurs, comme ceux affichés lors d’une opération coup de poing à Paris, jeudi, avec le journaliste Hugo Clément et l’animateur Nagui.
L214, qui vise régulièrement LDC, réclame toujours que le volailler signe l’ECC, un référentiel de normes établi par des ONG européennes, portant sur la diminution de la densité d’animaux dans les élevages et l’interdiction des souches de poulets à croissance ultrarapide. « LDC n’accepte plus d’échanger avec nous depuis quelques années. Le groupe fait la sourde oreille », dit Audrey Hamonic.
L’entreprise sarthoise, elle, continue de dénoncer les pratiques de l’association et campe sur ses positions. « C’est une campagne de désinformation. Nous sommes le leader des souches à croissance lente. Cela représente un quart de nos poulets élevés en France, répond Dylan Chevalier, responsable RSE et chargé de communication du groupe. S’en prendre à la filière française dans le contexte actuel et alors que la moitié des volailles consommées en France sont importées, c’est inacceptable. »