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Crosmières. Trivium veut être le leader mondial de l’emballage métallique... |
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Dans ce laboratoire, le centre de recherches s’assure que les boîtes ne corrodent pas. Leur durée de vie est évaluée. © Ouest-France
À Crosmières, se situe le centre principal de recherches du groupe international Trivium packaging. On réfléchit, en ce lieu, aux emballages métalliques de demain.
Dans le bourg de Crosmières, près de La Flèche (Sarthe), le colosse centre de recherches du groupe Trivium packaging garde, chevillé au corps, la culture du secret quant à son savoir-faire. Les secrets de fabrication des emballages métalliques vendus dans le monde entier s’y perpétuent. Sans que, bien souvent, les clients des grandes surfaces de La Flèche ne soupçonnent que les boîtes métalliques de sardines, de raviolis ou encore de peinture aient été inventées… à quelques kilomètres de chez eux.
Devenir « le » leader
Cette discrétion chère à Trivium packaging n’exclut pas l’ambition. Cette société internationale aux 8 000 salariés et soixante sites de production en Europe, Amérique et Asie dispose de deux entités en Sarthe : le centre de recherches à Crosmières et l’usine de La Flèche. « On veut être, non plus un, mais le leader mondial de l’emballage métallique », ambitionne Jean-Marc Légrésy, responsable recherche et développement (R & D) au centre de Crosmières.

Jean-Marc Légrésy est le responsable R & D au centre de recherches de Trivium packaging, situé à Crosmières (Sarthe). Ouest-France
« Un lieu unique »
Charge au centre de recherches de concevoir les emballages d’aujourd’hui, d’améliorer les process, et d’inventer ceux, innovants, de demain. Si toute « la recherche n’est pas confinée ici », Crosmières reste le lieu principal.
73 personnes, soit 70 équivalents temps plein, œuvrent pour des clients du monde entier « de la conception d’emballages jusqu’au prototypage voire la mise sur le marché d’échantillons tests ». Contrairement à l’usine de La Flèche implantée depuis les années 1960, le centre de recherches n’est pas un site de production. En 1990, il a été « détaché » de l’usine (ex-Cebal) pour devenir plus indépendant, au service de l’ensemble des sites internationaux.
On y teste les performances des emballages (boites de conserve, bombes aérosols, pots de peinture, etc.), leur durée de vie ou encore, si l’acier ou l’aluminium se corrodent. Dans les bureaux, laboratoires et l’atelier, il n’est pas question de se baser sur du développement théorique, « nous devons être sûrs que cela va servir. »
« C’est un lieu unique ! On est l’instrument de la recherche qui permet le développement de nouveaux produits dans tous les nouveaux marchés. On étudie si on sait qu’il y a un développement possible », explique Jean-Marc Légrésy.

Dans ce laboratoire, le centre de recherches s’assure que l’aluminium et l’acier ne se corrodent pas. La durée de vie des emballages est évaluée. Ouest-France
« Nous travaillons sur notre empreinte carbone »
Ils sont une quinzaine de salariés, au sein du centre de recherches, à faire partie du groupe « Énergie positive ». L’objectif ? Mener des actions, internes et externes, pour veiller à l’amélioration du bilan énergétique. Ce groupe, pour la deuxième année consécutive, participait au World clean up day. Jeudi 16 septembre 2021, trois ateliers d’information étaient ainsi proposés aux collègues pour parler de recyclage, compostage, économies d’énergie. En parallèle, une chasse aux déchets était menée avec des écoliers de Crosmières. Résultat : environ 30 kg ramassés.

Le centre de recherches de Crosmières participait, pour la deuxième fois, au World clean up day, jeudi 16 septembre 2021. 32 kg de déchets ont été ramassés par des équipes de salariés et enfants de l’école (CM1-CM2). Ouest-France
Cette action permet à Trivium de s’ancrer dans « le tissu local, de créer du lien entre l’école et l’industrie », avance Jean-Marc Légrésy. Selon lui, la société Trivium est « consciente des obligations vis-à -vis de l’environnement. Nous travaillons tous les jours sur notre empreinte carbone ». L’immense défi de la sortie du plastique, porté par certaines sociétés, est scruté de près par Trivium qui saisit l’opportunité d’une transition vers l’emballage métallique.