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Crosmières. Du bio, du local, de la convivialité : l’Amap, une recette qui fonctionne... |
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L’Amap du Clos-Vert (avec Chantal Douillet, sa présidente, au premier plan) compte une centaine de sociétaires aujourd’hui. © Ouest-France
Les Amap ont le vent en poupe. Envie de manger mieux, bio, local, appétit pour un mode de consommation plus responsable, ces Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne cochent les bonnes cases dans une société crispée sur les problématiques écolos. Exemple avec l’Amap du Clos-Vert, à Crosmières, qui a bien poussé depuis sa création, il y a une quinzaine d’années.
Surfant sur la vague du bio amorcée au début des années 2000, les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) ont pris un bon coup de projecteur pendant les confinements successifs liés à la pandémie de Covid. Produits naturels, consommation locale, circuits courts, ces associations cochent toutes les bonnes cases dans une période où les consommateurs entendent manger plus sainement, tout en soutenant les producteurs locaux.
Une vingtaine de groupements du genre existent en Sarthe. La plus ancienne, et l’une des plus importantes, est nichée à Crosmières, depuis une grosse quinzaine d’années. La structure a bien grandi depuis sa création en 2004, avec une poignée de producteurs et une demi-douzaine d’adhérents.
Manger mieux, sain et local
Aujourd’hui, l’Amap du Clos-Vert, ce sont 22 producteurs et 100 sociétaires depuis quelques jours
, se félicite la présidente, Chantal Douillet. Bref, dans le sud Sarthe, la mayonnaise a bien pris et la recette fonctionne.
Les ficelles du succès ? La diversité des produits proposés (légumes, viandes, vin, miel, fromage, pain…) ? Le principe de fonctionnement, avec une livraison hebdomadaire de frais ? Pas forcément, pour la responsable.
Celle-ci met plutôt en avant le côté pédagogique, apprendre à consommer selon les saisons, la météo, en fonction de ce que la terre donne
. L’appétit de produits bio, du coin, la démarche de soutien aux agriculteurs
, aussi. Ou encore les scandales sanitaires
qui ont donné envie de manger autrement
.
Chantal Douillet avance également le côté écolo des circuits courts. La santé liée à une meilleure alimentation
. Le prix, enfin, intéressant puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire entre le consommateur et le producteur.
Et bien sûr le confinement, l’envie d’un monde d’après, qui a amené une dizaine d’adhésions
au Clos-Vert.
« État d’esprit »
Mais au-delà du catalogue, ce qui fait marcher une Amap, c’est surtout un état d’esprit,
appuie la présidente. Ce qui nous différencie des magasins bio, des groupements de producteurs, c’est la convivialité, l’idée de collectivité.
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Elle reprend : Il ne s’agit pas de consommer pour consommer. Quand les gens viennent chercher leur panier, ils échangent avec les producteurs : pourquoi il n’y a pas encore de radis en ce moment, pourquoi les tomates sont plus petites… Il y a de l’entraide aussi, avec des journées ramassage au champ, des repas tous ensemble. C’est une sorte de famille, de communauté.
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Enfin, il y a la démarche. Chantal Douillet parle même de prise de conscience : Quand un adhérent nous dit qu’il arrête de commander des légumes car il les cultive lui-même désormais, pour nous, c’est gagné.
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La présidente l’assure, les Amap, c’est plus qu’un phénomène de mode
.
Amap du Clos-Vert, route de La Chapelle-d’Aligné à Crosmières et rue Saint-Blaise à Sablé-sur-Sarthe. Renseignements au 02 43 94 65 51, sur le site www.amapleclosvert.org ou sur la page Facebook : AMAP-du-Clos-Vert.