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Covid-19. Au Mans, les six enfants qui ont reçu une double dose de vaccin dans un état « rassurant »... |
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Jean Castex, accompagné de Marlène Schiappa, au centre de vaccination du Mans, samedi 18 décembre 2021. © Ouest-France
Six enfants, âgés de 8 à 11 ans, ont reçu samedi 18 décembre 2021 une double dose de vaccin au centre de vaccination départemental du Mans (Sarthe). Ce lundi 20 décembre, la direction territoriale de l’Agence régionale de santé (ARS) indique qu’ils se trouvent dans un « état rassurant ». Deux enfants font encore l’objet d’une « surveillance ».
Les six enfants ayant reçu samedi 18 décembre 2021 « par erreur » une dose trop forte de vaccin Pfizer au Mans (Sarthe), se trouvent ce lundi 20 décembre dans un « état rassurant », a indiqué la direction territoriale de l’Agence régionale de santé (ARS), précisant que deux enfants faisaient encore l’objet d’une « surveillance ».
Ces enfants ont reçu une double dose du vaccin du laboratoire Pfizer/BioNTech. Soit une injection de 20 microgrammes (µg), au lieu des dix préconisés pour les patients de moins de 11 ans au centre départemental de vaccination du Mans, où s’était rendu, le même jour, le Premier ministre Jean Castex. « Un enfant a encore de la fièvre, seulement de la fièvre », du paracétamol lui « a été administré » et un deuxième enfant présente une « petite douleur au bras », a détaillé la direction locale de l’Agence régionale de santé.
Un troisième enfant a eu « de la fatigue et une douleur au bras, mais ces symptômes ont disparu » lundi matin. Les trois autres enfants n’ont pas eu de symptômes, a-t-elle ajouté.
Parmi les jeunes patients, figure le fils de Bernard Martignon. Le garçon de 10 ans était éligible, en raison des pathologies de son père. « Nous avons été avertis par un médecin, dans l’après-midi. Il nous a dit que ce n’était pas très grave, qu’il pourrait simplement faire de la température », rapporte cet habitant de La Milesse.
« Le protocole de préparation revu par les équipes »
Le centre de vaccination du Mans a « activé une ligne de vaccination pédiatrique pour les 5-11 ans, à risque de formes graves de Covid-19 et aux enfants vivant dans l’entourage d’une personne immunodéprimée », avait indiqué dimanche la préfecture et l’ARS des Pays de la Loire dans un communiqué.
Le surdosage survenu samedi a été « vu tout de suite », a souligné lundi la direction territoriale de l’ARS et « le protocole de préparation (des doses de vaccin) a été revu par les équipes ».
Avec un surdosage, « on ne sait jamais comment cela peut réagir mais l’état (des enfants) est plutôt rassurant. Ce sont des symptômes plutôt traditionnels, comme on peut les retrouver chez les adultes », a-t-on ajouté de même source.
Les parents des enfants ont été rappelés lundi par le médecin chef du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) pour refaire un point après le week-end.
Parmi les enfants ayant reçu une surdose, trois sont âgés de 10 ans, deux ont 11 ans, un sixième a 8 ans.
Normalement, la dose administrée pour les 5-11 ans correspond à 10 microgrammes de Pfizer pédiatrique et est portée à 30 microgrammes de Pfizer Comirnaty à partir de 12 ans, avaient précisé préfecture et ARS.