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Colère des agriculteurs : tous les blocages maintenus en Sarthe « jusqu’à de nouvelles annonces »... |
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Thierry Roquefeuil, président de la fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a rendu visite aux agriculteurs de la Sarthe au péage de Connerré, ce mercredi 31 janvier 2024. © Ouest-France
La mobilisation des agriculteurs se poursuivra ce jeudi 1er février 2024 en Sarthe. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA 72) et les Jeunes agriculteurs de la Sarthe (JA 72) ont confirmé le maintien de tous les blocages installés dans le département et ce, jusqu’aux nouvelles annonces du gouvernement.
« La mobilisation ne s’arrêtera pas tant que de nouvelles annonces n’auront pas été faites », indiquent les agriculteurs de la Sarthe, toujours mobilisés ce mercredi 31 janvier 2024.
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Pour maintenir la pression, La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA 72) et les Jeunes agriculteurs de la Sarthe (JA 72) ont confirmé maintenir « tous les blocages » en Sarthe, et ce « jusqu’à ce que de nouvelles annonces soient faites de la part du gouvernement ». Ce jeudi 1er février. Les mêmes perturbations sont donc à prévoir.
Pour rappel, quatre points de blocages sont en place depuis lundi soir sur les trois autoroutes qui traversent la Sarthe. Et la circulation vers Le Mans est très difficile. Sur l’A28, les sorties de Beaumont-sur-Sarthe (numéro 21) et d’Ecommoy (numéro 25) sont fermées. L’entrée y est également interdite. Sur l’A11, c’est la sortie de Connerré (numéro 6) qui est concernée. Et sur l’A81, en direction du Mans, la sortie est obligatoire à la Sillé-le-Guillaume (numéro).
« Si on continue dans ce sens, du lait sera bientôt importé en France »
Au péage de Connerré, à l’est du Mans, les membres de la FDSEA 72 et des JA 72 ont accueilli, ce mercredi 31 janvier, Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).
L’occasion d’évoquer les problèmes liés à cette filière agricole, notamment sur la rémunération des éleveurs. « Les prix ne permettent pas à nos éleveurs de vivre correctement, soutient Thierry Roquefeuil, qui s’inquiète pour l’avenir de la filière. Si on continue dans ce sens, du lait sera bientôt importé en France. »
Dans le viseur du président, le géant du lait Lactalis, « qui ne respecte pas les règles ». L’industrie est notamment accusée par certains agriculteurs de ne pas respecter la loi Egalim 2.