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Ce centenaire honoré a eu deux vies professionnelles... |
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Louis Boiteau a eu 100Â ans dimanche 29Â septembre 2024. Â © Le Maine Libre
Louis Boiteau est né le 29 septembre 1924. Engagé à 20 ans dans la gendarmerie, il y est resté 21 ans parcourant le monde avant de devenir inspecteur au permis de conduire. Samedi 28 septembre, à Ancinnes (Sarthe), ils sont nombreux à être venus l’honorer pour fêter ses 100 ans.
Cette fête est à mettre à l’initiative d’Annick, Brigitte et Catherine, ses filles, avec le concours de la 569e section des médaillés militaires de Mamers et de représentants de l’Association départementale des retraités de la gendarmerie, le centenaire a été fêté, lors d’un déjeuner, dans la salle du centre culturel d’Ancinnes, entouré d’élus et du club Générations mouvement.
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21 ans de carrière militaire
 Louis Boiteau, né le 29 septembre 1924, est un enfant du pays. Comme tous les jeunes de sa génération, il sera malheureusement confronté à la guerre. En 1944, les communes du Nord Sarthe, n’ont pas été épargnées. Louis Boiteau, charpentier de métier, participera aux activités locales de résilience, apportant son aide à la résistance, effectuant des servitudes de garde de prisonniers allemands. C’était l’année de ses 20 ans, il s’engagera en tant que gendarme auxiliaire au profit de la compagnie de gendarmerie de la Sarthe.Â
Plus tard, Louis Boiteau sera affecté à la prévôté de la base de Haïphong au Tonkin (Nord de l’Indochine).
Il rentrera d’Indochine au mois de mars 1949, et sera affecté à la 3e légion de gendarmerie brigade motocycliste du Mans où il épousera Jeanne Beaulieu, décédée il y a 7 ans. Louis a la bougeotte. À sa demande, il repartira avec sa famille en mai 1955, pour Madagascar.  De retour en métropole, il sera affecté successivement à la brigade motocycliste de Lisieux, puis en tant qu’adjudant, commandant de la brigade motocycliste de Saint-Lo (Manche), où il mettra fin à sa carrière après 21 ans de services. Il continuera de servir les armes de la Nation en tant que capitaine de réserve de gendarmerie jusqu’en 1984Â
, explique Bruno Charbonneau, président de la 569e section des médaillés militaires de Mamers.
De nombreuses décorations
Sur le plan militaire, il est titulaire, de la médaille militaire, la médaille commémorative 39-45, barrette Libération, la médaille commémorative de la compagnie d’Indochine, la Croix du combattant d’Indochine, la médaille coloniale, barrette Extrême Orient.
Une deuxième vie professionnelle
Après sa carrière militaire, une nouvelle page professionnelle s’ouvre alors pour Louis Boiteau dans les années 60-70 au ministère des transports,  Il devient inspecteur principal des permis de conduire du département de l’Orne, puis inspecteur principal et responsable de la région parisienne pour une durée de quatre ans, avant de terminer sa carrière inspecteur principal au Mans »,
explique Annick, sa fille, qui a posé la question à l’assistance , qui a obtenu le permis de conduire avec papa ?Â
De nombreuses mains se sont levées.
Pour son investissement dans la vie associative, Louis Boiteau s’est vu remettre la médaille associative de la Société nationale d’entraide et la médaille militaire échelon or, ainsi que le diplôme correspondant.