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Calendrier, coût, conséquences : ce que l’on sait sur le retard du déploiement de la passerelle à Sablé-sur-Sarthe... |
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Le déploiement de la passerelle de Sablé-sur-Sarthe au-dessus de la rivière avait été suspendu, mercredi 28 janvier 2026, face au débit trop important de la Sarthe qui compromettait la sécurité de l’opération. © Ouest-France
Prévu mercredi 28 janvier 2026, le déploiement de la passerelle de Sablé-sur-Sarthe est retardé à cause du débit de la rivière. L’opération n’a pas pu se faire ce jeudi non plus. Une fenêtre de tir pourrait s’ouvrir dans la nuit de vendredi. Sinon, il faudra attendre au moins la semaine prochaine et de meilleures conditions météorologiques.
Ça commence à virer au feuilleton. Déjà annulé la veille, le déploiement de la passerelle de Sablé-sur-Sarthe, entre les abords de l’hippodrome et la rue des Jumeaux, n’a pas non plus pu se faire ce jeudi 29 janvier 2026. La faute à un débit encore trop important de la rivière.
Le courant est central dans le glissement de la structure d’un côté à l’autre de la rive puisque la technique employée, assez inédite, s’appuie sur l’association d’une barge et de portiques. La sécurité et la précision ne peuvent être négligées pour installer la passerelle sur ses piliers. Ça se joue avec une marge de l’ordre de 30 cm
, indique Benoît Legay, adjoint au maire en charge de l’espace public.
« La mairie ne met pas la pression »
Bouygues TP, qui assure la maîtrise d’œuvre, et les entreprises associées suivent heure par heure
la situation avec l’espoir de boucler l’étape la plus spectaculaire de ce chantier phare du mandat à plus de 5 millions d’euros, financé en majeure partie par des subventions. Jeudi soir, deux hypothèses étaient sur la table.
La première : une intervention nocturne, à partir de 4 h du matin vendredi, où une fenêtre de tir a été repérée. Pour profiter du fait que les équipes, environ une trentaine de personnes avec des spécialistes venus de loin, soient encore sur place.
Mais si la météo fait encore des siennes, alors ce sera la deuxième hypothèse : une intervention pas avant la semaine prochaine, lorsqu’un créneau favorable se présentera et que toutes les forces nécessaires pourront se réunir.
C’est du 50-50
, déclarait Benoît Legay, ce jeudi soir. Cela pourrait donc durer des jours… La mairie ne met pas la pression et il n’y a pas de coût pour la collectivité
, assure l’élu. Pour les entreprises engagées, en revanche, ça se chiffre en milliers d’euros par jour perdu selon lui.
Quid des conséquences de ce retard pour la suite, alors que la première réunion hippique de l’année est prévue le 19 avril sur l’hippodrome ? « On a encore de la marge au niveau du calendrier »,
conclut Benoît Legay.