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Ancinnes. À la mémoire des victimes militaires et civiles... |
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À la stèle de la 2e D. B, au lieu-dit Geneslay, Denis Assier, maire, et Bernard Ruel, ont déposé une gerbe à la mémoire des victimes du 11 août 1944. © Le Maine Libre
Le parcours du 79e anniversaire de la Libération, a fait une halte à Ancinnes, devant la stèle de la 2e D.B, au lieu-dit Geneslay, où Denis Assier, maire, a accueilli Christophe Bayard, lieutenant-colonel de réserve, président de l’association Vive la résistance, coordinateur de la Route Leclerc.
 Nous voici devant ce monument afin de commémorer la date anniversaire de la Libération d’Ancinnes. Ainsi le 11 août 1944, des unités de la 2e D.B, chars et infanterie du régiment d’Ancinnes du Tchad et du Régiment des Chasseurs d’Afrique avancent sur Ancinnes venant de Rouessé-Fontaine. Longtemps, les Ancinnois avaient attendu cette délivrance, et puis tout bascula en quelques heures. Trois chars contournent Ancinnes par le chemin de Passe-vite, ils sont pris sous le feu d’un char ennemi. Dans ce char Poitou, sont tués le pilote Gaston Fiévet et le copilote Gilbert Gobillot. Près de la ferme du Fresne, les chars se font attaquer par l’artillerie ennemie, trois soldats de l’infanterie vont en reconnaissance, deux sont tués, l’adjudant-chef Léon Pagnoux et le sergent Dominique Missoffe, le soldat Taburet est blessé. Les pertes françaises militaires sont de quatre morts, huit blessés graves et quinze légersÂ
, explique Denis Assier, maire.
Cinq morts lors de la Libération
Les pertes civiles, lors de la Libération sont de cinq morts et quatre blessés.
 Marie Huet, la famille Poirier, Jacqueline 15 ans, Jean 13 ans et Gérard 2 ans et leur père Gaston Poirier, (décédé le 23 août). Ainsi, en ce jour anniversaire, notre pensée va vers ceux qui ont combattu l’envahisseur de toutes leurs forces, vers ceux qui ont été déportés et qui n’ont pas survécu, vers ceux qui ont combattu dans la Résistance, vers ceux enfin qui ont reconquis le territoire national dans les Armées de la Victoire. Tous méritent que nous gardions allumée la flamme du souvenirÂ
, précise Denis Assier.
L’assistance a été conviée à se rendre au cimetière à la stèle à la mémoire de Raymond Ciroux, résistant.