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Sarthe. L’acquisition de Ronsard validée : le projet LDC « conforté »... |
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« Dans un premier temps nous allons nous employer à bien gérer Ronsard », indique Denis Lambert. © Archives Le Maine Libre
L’autorité de la concurrence a donné son feu vert mercredi 14 avril 2021 au groupe LDC pour le rachat du volailler Ronsard. Cette dernière acquisition permet de solidifier une stratégie commencée en 2015.
LDC a accepté les quelques exigences fixées par l’autorité de la concurrence, lors d’une décision rendue ce mercredi 14 avril 2021, et confirme le rachat de Ronsard. Le groupe sarthois, numéro 1 de la volaille en Europe, devra céder trois abattoirs qui étaient dans la corbeille afin de préserver les règles de la concurrence.
C’est une décision que nous avions anticipée
», souligne Denis Lambert, le PDG du groupe qui se dit satisfait car elle ne remet pas en cause le projet qui était le nôtre dès le départ
». Pour le PDG, ce rachat va notamment permettre de faire grandir notre régionalisation
». Pour cela, il compte sur les sites de Jouy (pour la région parisienne) et de Losse pour le sud-Ouest.
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Il n’y a que sur la Bresse, où nous étions déjà bien implantés, que l’autorité de la concurrence nous a demandé de céder des sites
». Au total, trois sites seront donc cédés par LDC sachant qu’un autre a été retiré de l’opération de rachat.
60 millions d’euros
L’autre point fort de ce rachat se situe en Bretagne. Le site historique de Ronsard situé à Bignan va faire l’objet d’une transformation. Dix millions vont être investis pour que l’actuel abattoir devienne un site de transformation en mesure de produire 8 000 tonnes par an. Toujours à Bignan, LDC va lancer la construction d’un abattoir d’une capacité de 20 000 poulets par semaine pour le secteur de l’industrie. Sur ce site, qui sera opérationnel en 2023, pas moins de 60 millions d’euros seront investis.
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Une logique industrielle
En fait, comme le souligne Dylan Chevallier, le directeur de la communication de LDC, ce rachat s’inscrit dans une suite logique de structuration de la filière qui avait été lancée dès 2015 par la reprise de sites provenant du groupe Avril (Boscher volailles, Robichon etc..) puis par la reprise d’une partie des actifs de Doux en 2018, dont le site de produits élaborés de Quimper.
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Aujourd’hui, Ronsard nous permet de conforter le projet
», assure Dylan Chevallier, directeur de la communication. À cette logique, s’est ajouté un développement à l’international avec des acquisitions comme Tranzit en Hongrie ou des opérations plus modestes comme Ramon et Luché Traditions en 2019.
Interrogé sur de futures acquisitions Denis Lambert souligne que la période de crise sanitaire ne s’y prête pas trop. Il précise que dans un premier temps nous allons nous employer à bien gérer Ronsard. On a un gros travail qui nous attend et après on verra
».
Le groupe LDC réalise 4,4 milliards de chiffres d’affaires et comprend 22 700 collaborateurs. Ronsard c’est 160 millions de chiffre d’affaires et 775 salariés.