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Le Mans. Théâtre des Quinconces occupé : « Une vraie solidarité s’est mise en place »... |
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Aurélie et Lucile devant l’une des nombreuses affiches ornant le théâtre des Quinconces © Le Maine Libre
Depuis le lundi 15 mars 2021, le théâtre des Quinconces au Mans est occupé par des personnes qui demandent la réouverture des lieux culturels en France, fermés à cause de l’épidémie de Covid-19. Dix jours plus tard, ces militants poursuivent leur action et tentent de faire passer le message auprès de la population.
Le théâtre des Quinconces, est un des 91 lieux occupés en France pour demander la réouverture des lieux culturels, fermés à cause de l’épidémie de Covid-19. Aurélie, technicienne plateau et Lucile, comédienne et assistante metteur en scène, se livrent sur ces dix derniers jours d’occupation, ainsi que sur les diverses actions à venir.
«Donner résonnance à la parole des gens»
« À la suite de la manifestation pour la sécurité globale, on a fait des prises de paroles sur fond musical, avec la lecture des revendications, et du recueil fait auprès des passants sur ce qu’était pour eux la culture, s’ils fréquentaient avant les lieux culturels, si ça leur manquait… », explique Aurélie.
« Dimanche matin, on a fait un pôle café pendant le temps du marché, avec un jazz-band improvisé et des chants, avec la lecture du recueil des passants et des revendications. C’est important de donner résonance à la parole des gens », poursuit Lucile.
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« Ce dimanche 28 mars, autour de la manifestation pour le climat, on refera la même chose que samedi dernier, vers 15 h devant le théâtre des Quinconces », continue Aurélie. « Et ce samedi 27 mars, à 14 h, toujours devant le théâtre, on fera une agora publique, pour un temps d’échange avec les Manceaux », rajoute Lucile.
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« On a aussi un pôle d’accueil, tous les jours, au théâtre, de 10 h à 18 h, pour les gens qui veulent nous rejoindre ou s’informer. Au début on avait beaucoup de gens du milieu du secteur culturel, et maintenant on a aussi des gens en précarité, des retraités et des étudiants. Il y a un pont avec le mouvement des Gilets jaunes qui se fait. »
Aussi dans les quartiers
Dans le théâtre, la vie a trouvé un rythme, notamment grâce au soutien des extérieurs. « Des gens nous apportent des gâteaux ou des plats familiaux qu’ils ont faits avec leurs enfants. Une vraie solidarité s’est mise en place. »
Conscients qu’être aux Jacobins ne touche pas tous les publics, les occupants seront au marché de Pontlieue mercredi 31 mars, et la semaine suivante à celui du Pâtis.