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« Daniel m’a aidé à mettre mes meubles sur parpaings » : ces voisins s’entraident face aux inondations en Maine-et-Loire... |
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Un habitant des Ponts-de-Cé, près d’Angers (Maine-et-Loire), ce mardi 17 février 2026, avec l’eau qui bloque l’entrée de son garage. © Ouest-France
Ce mardi 17 février 2026, les habitants des Ponts-de-Cé, près d’Angers (Maine-et-Loire), se soutiennent pour affronter les inondations. La Loire a atteint un niveau « pas connu depuis plus de 30 ans », déclarait le maire Jean-Paul Pavillon, la veille.
« J’habite ici depuis 2015 et je n’avais jamais vu cela », rapporte Étienne Duc, ce mardi 17 février 2026. Cet habitant qui vit rue de la gare aux Ponts-de-Cé, près d’Angers (Maine-et-Loire), est confronté à la montée rapide du niveau des eaux, alors que le département se trouve en vigilance rouge pour les crues.
« Il y a beaucoup de solidarité entre voisins. Daniel m’a aidé à vider mon garage et à mettre mes meubles sur parpaings », se réjouit-il. De son jardin inondé, il peut voir les piles de l’ancien pont du Petit Anjou, effondré en 1910.

Les habitants s’organisent pour faire face à la montée des eaux. Ouest-France
« On ne se fait avoir qu’une fois, après, on s’organise »
Son voisin Daniel Bruneau est un habitué des crues de Loire. « J’habite ici depuis 2002. Et le premier hiver, on a été touché pour une forte crue, comme aujourd’hui. On ne se fait avoir qu’une fois. Après, on s’organise », souligne-t-il. Dès ce lundi, la commune, pourtant habituée aux crues, avait commencé à prendre ses dispositions pour parer au pire.
Pour Jean-Paul Pavillon, maire des Ponts-de-Cé et vice-président de l’agglomération d’Angers, la Loire atteint un niveau « pas connu depuis plus de 30 ans ». Tout est mis en œuvre pour accueillir la population. « La seule crainte, c’est que des gens paniquent », conclut le maire.