Les Japonais l’appellent « mort par surcharge de travail ». Ce naufrage psychologique qui guette les individus surinvestis dans leur fonction, les perfectionnistes dévoués en manque de reconnaissance, c’est le burn-out. Pour le prévenir, il est capital d’en connaître les causes, de détecter les signaux d’alertes et de réagir à temps pour éviter de sombrer.
Les causes du burn-out
Les signaux d’alerte
Une personne affectée par le burn-out ressent d’abord un fort stress professionnel. Elle est tellement impliquée dans sa tâche qu’elle se retrouve finalement seule pour fermer à clé les portes du bureau chaque soir. Peu à peu, elle commence à emporter du travail à son domicile, c’est facile avec les téléphones et les ordinateurs portables ! Elle n’arrive plus à être à jour ; là où les autres surnagent, elle coule ; elle culpabilise.
Les actions de prévention
Pourquoi alors ne pas quitter cet emploi dévastateur si cela est envisageable financièrement ?
L’entreprise retrouvera une autre personne à laminer, ce ne sont pas les candidats qui manquent sur le marché du travail. Lorsque cela s’avère matériellement impossible ou lorsque l’on est trop attaché à sa société, la première initiative consiste à retrouver les vraies priorités de la vie : enfants, conjoint, famille, amis.
Se donner des limites professionnelles devient impératif : si l’on réalise déjà des heures supplémentaires au bureau, pas d’ordinateur à la maison, pas de réponse aux appels téléphoniques de son encadrement le soir.
Evidemment il faut reprendre le sport, s’obliger à dormir plus longtemps.
On peut aussi trouver du réconfort auprès d’un psychothérapeute ou, dans un autre registre, auprès d’un avocat spécialisé en droit du travail. En prenant connaissance de ses droits, souvent on retrouve le courage de dire « non » pour éviter la perdition.