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Vibraye. Une délégation de Mécachrome reçue par les élus... |
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Les représentants des salariés de Mécachrome se sont entretenus avec les élus pendant plus de 30 minutes. © Le Maine Libre
En parallèle de la manifestation, ce jeudi 8 octobre 2020, six représentants des salariés de Mécachrome Vibraye ont pu s’entretenir avec des élus à la mairie de la commune. Ces derniers les ont assurés de leur soutien.
Les salariés de Mécachrome à Vibraye se sont réunis ce jeudi 8 octobre pour manifester contre la fermeture de leur entreprise. Dans la matinée, une délégation de six élus du Comité d’Entreprise et de représentants syndicaux a été reçue par le maire de la commune, Dominique Flament, des élus municipaux, communautaires ainsi que le député Jean-Carles Grelier (apparenté LR) et les sénateurs Thierry Cozic (PS) et Jean-Pierre Vogel (LR).
« Mécachrome fait partie du patrimoine »
Autour de la table, le maire de Vibraye a commencé par un rappel historique. JPX avait été créé par M. Buchoux, un Vibraysien à qui je pense parce qu’il a beaucoup donné pour l’entreprise… Elle fait partie du patrimoine.
Devenue Mécachrome en 2003 après le rachat de JPX et Rtec, l’entreprise a gardé les salariés déjà présents.
En face, les représentants des salariés exposent calmement la situation. Vous le sentiez venir ?
, leur demande Jean-Carles Grelier. Réponse unanime : Oui ! On nous tire vers le bas depuis des années. On nous donnait des pièces qui ne rapportaient rien pour le groupe, ça nous a plombés financièrement et après on regarde spécifiquement le site de Vibraye, on voit que ça ne va pas et on ferme
, détaille Joffrey Loriot, représentant syndical Force Ouvrière.
+ À lire aussi : Vibraye. Une surprise et « un choc » après l’annonce de la fermeture de Mécachrome
Les élus en porte-parole
Les différents élus écoutent attentivement le récit des employés : rôle des managers, capacité à s’en sortir, savoir-faire, production de haute précision… Et fonctionnement du groupe. L’État est actionnaire par la banque publique d’investissement (BPI) à hauteur de 30 % et le groupe a obtenu un prêt garanti par l’État de 50 millions d’euros
, détaillent-ils.
« L’Etat doit prendre ses responsabilités, nous en parlerons unanimement au préfet de région demain. L’Etat ne peut pas injecter de l’argent dans des entreprises qui licencient la moitié du personnel et veulent délocaliser la production au Portugal » @JCGrelier @lemainelibre
— Célia Genest (@CeliaGenest) October 8, 2020
De quoi faire réagir les élus. L’État doit prendre ses responsabilités
, lance Jean-Carles Grelier. Il ne faut pas que le prêt garanti par l’État serve à financer un plan de sauvegarde de l’entreprise qui va licencier 70 salariés ici
, précise-t-il avant de leur proposer la création d’un comité de suivi pour se tenir au courant de l’avancée du dossier.
Un peu plus tard dans la journée, le président du conseil départemental Dominique Le Mèner, s’est rendu sur le rond-point où la manifestation se poursuivait pour parler aux salariés. Il les a assurés du soutien unanime de tous élus. Nous allons prendre une position commune. Si on traite toutes les questions économiques comme on traite celle de Vibraye, on va passer un très mauvais moment
, leur a-t-il dit avant de rappeler que le dossier serait sur la table du déjeuner que les élus nationaux de la Sarthe partageraient le lendemain avec le préfet de région. On va porter votre message !
, lance-t-il avant d’être applaudi par les manifestants.