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Vibraye. L’usine Mécachrome va fermer... |
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Le site Mécachrome de Vibraye est appelé à fermer courant 2021. © Photo Le Maine Libre Célia GENEST
La crise du Covid a durement touché les activités du groupe qui annonce la fermeture de ce site ou travaillent un peu plus de 70 personnes.
Il y avait eu une première alerte, fin juin, avec l’annonce du transfert d’une dizaine de postes du site Mécachrome de Vibraye vers celui de Sablé-sur-Sarthe, cette fois la situation est beaucoup plus sérieuse avec la décision du groupe de fermer purement et simplement le site de Vibraye, comme l’annonce Ouest France ce lundi.
70 personnes
Mécachrome Vibraye est une unité spécialisée dans la réalisation de pièces moteur pour le secteur de l’aéronautique, mais aussi, dans une moindre mesure pour l’automobile. On y trouve également un service de recherche et développement. Au total, cette usine située dans l’est de la Sarthe fait travailler un peu plus de 70 personnes.
Vendredi, au siège, situé à Amboise lors d’une réunion avec les partenaires sociaux le groupe a annoncé la mise en place d’un PSE (Plan de Sauvegarde pour l’Emploi). Plan qui passera par la suppression de 300 emplois pour l’ensemble de Mécachrome France. Avec la fermeture de Vibraye.
Sur l’ensemble des postes supprimés, la direction annonce que pour la moitié, il y aura des propositions de reclassement.
Sablé préservé
A noter que dans le plan annoncé vendredi, l’autre site sarthois un groupe, situé à Sablé-sur-Sarthe n’est pas concerné.
A ce sujet Jacky Chauvière, délégué syndical central FO, indique que le groupe ne va certainement pas se priver d’un site où il a investi plusieurs millions d’euros.
Pour Sablé (210 salariés) pense qu’au contraire cette filiale est appelée à intégrer le groupe
.
Inversement pour Vibraye, Jacky Chauvière souligne que FO avait vu arriver cette fermeture. Quand, il a été décidé de transférer (avant l’été) le centre des outils de coupe qui fournissait les autres sites, on avait annoncé que ça ne sentait pas bon pour Vibraye
.
De plus, selon le responsable syndical ce qui reste actuellement sur le site ce sont les plus petites machines du groupe, rien n’empêche de les replacer à gauche ou à droite
.
Concernant le plan, Jacky Chauvière indique que sur les 306 suppressions de postes prévues sur l’ensemble de Mécachrome France, 194 peuvent potentiellement être sauvées. C’est pour cela qu’à partir du 9 octobre, nous allons entrer en négociation avec la direction pour la mise en place d’un accord de chômage partiel longue durée
. Mais pas question pour le syndicat d’aller sur un accord de compétitivité.
Chute de l’aéronautique
La crise que connaît Mécachrome est avant tout liée aux conséquences du covid-19. Sous-traitant d’Airbus et de Boeing, le groupe souffre de l’effondrement des commandes d’avions. De plus, n’oublions pas que le site de Sablé-sur-Sarthe avait déjà été durement touché bien avant la pandémie. Ici on fabrique des aubes pour les réacteurs du Boeing 737 Max qui est interdit de vol depuis mars 2019.
Selon Jacky Chauvière, plus que l’automobile c’est surtout le secteur aéronautique qui est à l’origine des difficultés rencontrées par Mécachrome France : Pour nous c’est une chute de 60 % du chiffre d’affaires
. Avec pour conséquences, un PSE et des annonces, comme celle de la fermeture du site de Vibraye prévue, selon le délégué central dans le courant de l’année 2021.