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Thorigné-sur-Dué. Elle cuisine avec passion pour plus de 100 enfants... |
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Valérie Rouillon aux fourneaux aux côtés de Nadia qui l’assiste. © Le Maine Libre
Depuis un peu plus de quinze ans, Valérie Rouillon, cheffe de cuisine à la cantine scolaire, concocte avec passion et plaisir de bons petits plats pour plus d’une centaine d’enfants de l’école de Thorigné-sur-Dué.
Aujourd’hui, Valérie se sent plutôt fière de son parcours professionnel qui lui permet de concilier travail et plaisir de cuisiner pour les enfants. Une belle revanche sur la vie qui ne lui avait pas fait de cadeau.
Un CDI après un contrat aidé
Dans les années 80, Valérie Rouillon enchaîne les petits boulots ou les missions de courte durée et finit par se retrouver en situation très précaire : « Je n’arrivais pas à en vivre. Ça devenait même difficile de survivre tout simplement. J’ai pu bénéficier d’un contrat aidé qui existait à l’époque et qui m’a permis d’être embauchée en un premier temps par la commune de Thorigné pour faire le ménage dans les bâtiments communaux, y compris l’école. J’aidais aussi à la cantine. »
Le poste de cantinière se retrouve quelques temps plus tard vacant : « J’étais déjà passionnée par la cuisine et très autonome. Le maire et le conseil municipal de l’époque m’ont proposé de suivre une formation en cuisine avec le CAP à la clé que j’ai réussi et qui m’a permis d’occuper ce poste. »
Un peu plus d’une centaine de repas
La cuisinière concocte chaque jour un peu plus d’une centaine de menus depuis quinze ans : « Dans le respect de normes sanitaires de plus en plus strictes, avec ou sans Covid. Je fais des formations régulièrement car ça change constamment. D’ailleurs, en ce sens, la commune a équipé la salle de restauration d’un self qui a toute son importance d’un point de vue sanitaire et question organisation. »
Fait maison
Quasiment tout est fait maison et avec des produits frais locaux : « Je me remets souvent en question, car les enfants ont le droit de goûter et découvrir plein de saveurs. »
Or, les menus ne peuvent pas toujours être exceptionnels : « J’équilibre le budget en cuisinant aussi des produits simples mais de qualité. Si je travaille dans d’aussi bonnes conditions, c’est parce que j’adore ce que je fais et que la commune qui est mon employeur est très attentive à une restauration de qualité pour les enfants. »