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Talents de la Sarthe. Les quatre nommés dans la catégorie des Sarthois du web [Vote]... |
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Les quatre personnes nommées pour le trophée "Sarthois du web". © Le Maine Libre
Chaque mardi, en partenariat avec le conseil départemental, « Le Maine Libre » propose d’élire les Talents de la Sarthe 2021. Ce mardi 2 novembre 2021, découvrez les quatre nommés pour la catégorie des « Sarthois du web ».
Le Maine Libre
et le conseil départemental de la Sarthe organisent l’élection des Talents de la Sarthe depuis 2013 afin de mettre en valeur les réussites des gens du territoire.
Pour les Talents de la Sarthe 2021, neuf catégories, « artisans », artiste
, innovation
, Sarthois du web
, jeune talent
, entreprise
, trophée du sport sarthois
, action solidaire de l’année
et ceux qui font bouger la Sarthe
, vous sont présentées tous les mardis depuis le mardi 12 octobre, avec à chaque fois quatre nommés sur la base des propositions faites par nos abonnés et nos journalistes.
La soirée de remise des prix de cette 9e édition aura lieu le mardi 14 décembre 2021 au cinéma CGR de Saint-Saturnin.
Ce mardi, nous vous présentons les nommés pour la catégorie Sarthois du web
.
Votre choix est fait ? Vous pouvez voter jusqu’à fin novembre.
1. Jean-Charles Rioton met en lumière son club de tennis sur les réseaux sociaux

Jean-Charles Rioton publie sur les réseaux sociaux des vidéos de personnalités du monde du tennis. archives Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Cyril Hanouna, Yannick Noah, Tatiana Golovin… Les célébrités ont défilé au club de l’Anille Braye tennis cette année.
Derrière tout ça, Jean-Charles Rioton. En mai 2020, en pleine pandémie de Covid-19, l’éducateur sportif salarié du club lance sur YouTube et Facebook le projet Vivons nos rêves
, interviews décalées de personnalités avec le tennis en point commun. Très vite, les célébrités se prennent au jeu des défis lancés par Jean-Charles Rioton et au cours de cette année 2021, des dizaines de vidéos ont été publiées et les licenciés du club ont vécu des moments inoubliables.
Outre les visites de Noah, Golovin et Hanouna en juin, Hugo Gaston a offert 150 balles dédicacées aux enfants du club tandis que Fabrice Santoro a échangé des balles avec Dorian Gauthier, joueur de l’Anille Braye.
Au début du projet, Jean-Charles Rioton souhaitait populariser son sport et apporter une dynamique au club. Le contrat est pleinement rempli
, se réjouit-il. On vit de très beaux moments de partage et le club est mis en lumière. Quand d’autres clubs ou d’autres disciplines peinent à recruter en raison du contexte sanitaire, l’Anille Braye tennis enregistre cette saison 2021 une hausse de 46 % des licenciés
.
2. Jérémy Bougon, des tutos pour pêcher le silure

Jérémy Bougon, spécialiste de la pêche au silure, est influenceur sur les réseaux sociaux Photo Jérémy Bougon
À 34 ans, le Sarthois Jérémy Bougon est un grand passionné de la pêche au silure, le poisson d’eau douce le plus puissant d’Europe
. Ce qui lui plaît dans cette pêche découverte à la faveur d’une rencontre, c’est le combat qu’il doit mener pour sortir le poisson. Je me suis redécouvert des muscles dans le dos que je ne connaissais pas avant
, confie-t-il en riant. Son record ? Un silure de 102 kg pour 2,54 mètres
.
Une passion qu’il partage avec plus de 2000 personnes sur Facebook, Instagram et désormais YouTube pour montrer comment utiliser les produits, comment pêcher le silure
, explique le pêcheur domicilié à Assé-le-Riboul. J’ai créé un statut d’autoentrepreneur et je suis rentré dans l’équipe française d’un fabricant allemand et chaque dimanche, à 18 heures, je publie une vidéo sur la pêche au silure. On a lancé la chaîne le 19 septembre et cela démarre très bien. On a fait 2 000 vues les premières 24 heures
.
Depuis peu, fort de son expérience, Jérémy s’est mis à son compte et met ses compétences acquises dans la création de contenu et la production audiovisuelle pour aider les entreprises à développer leur communication sur les réseaux sociaux.
3. Imane aide les étudiants sur Instagram

Imane Bounouh conseille les étudiants sur Instagram.? Eliot Blondet
À 22 ans, Imane Bounouh est loin d’être novice dans le monde des réseaux sociaux. En 2019, la jeune étudiante à la Sorbonne, qui a grandi au Mans où ses parents résident toujours, créait « Recettes Echelon 7 », un compte Instagram pour partager des recettes simples (sans four ni mixeur) à petits prix et des bons plans.
Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et des difficultés financières des étudiants, le compte atteindra jusqu’à 145 000 abonnés. La Mancelle sera classée par Vanity Fair en septembre 2020 parmi les « 30 personnes de moins de trente ans qui vont changer la France ».
Au cours de l’hiver 2021, Imane fait évoluer son projet et lance Grimpe. Un compte sur Instagram, suivi par près de 110 000 abonnés pour aider les étudiants à s’épanouir scolairement et à s’insérer professionnellement
. Elle leur propose des clés pour avancer : trouver une alternance, un stage, un logement sans garant, se faire un réseau… En parallèle, Imane a également créé un groupe sur Facebook « La coloc’qui grimpe », avec une communauté de 15 800 membres, où les étudiants peuvent discuter librement pour « s’accompagner à grimper les échelons ».
La jeune femme, fraîchement diplômée en marketing et communication, met également à disposition de ses abonnés un drive avec des fichiers aidant aux concours, courses, finances, logement et santé.
4. Julien Bonnet, le métallier qui vaut des millions de vues

Julien Bonnet est métallier et influenceur sur les réseaux sociaux. Photo Le Maine Libre – Denis LAMBERT
En mars 2021, Julien Bonnet, patron de l’entreprise de métallerie Technium et de la marque « Ma belle verrière » à Thorigné-sur-Dué décide de se lancer sur les réseaux sociaux pour partager sa passion pour son métier.
Les comptes Sons of métallerie
naissent alors sur les principaux sites : Instagram, Facebook, YouTube, TikTok, LinkedIn… Le but à la base était de promouvoir la profession et la métallerie, de montrer notre savoir-faire, de montrer une image cool et sympa du métier…
, confie le patron sarthois désormais influenceur qui débute chaque vidéo par la petite phrase Salut mes petites limailles !
.
Sept mois plus tard, le succès est plus qu’au rendez-vous. Ça a vraiment explosé. Sur tous les réseaux sociaux cumulés, on a 90 000 abonnés. C’est énorme. Sur TikTok, on fait 13 millions de vues, 300 000 sur YouTube…
Les retombées pour l’entreprise et son patron sont hyper positives. Grâce à ça, on s’est forgé une belle e-réputation et augmenté notre chiffre d’affaires, puisque 25 % du chiffre d’affaires vient des commandes passées grâce à Instagram. Et en tant que micro-influenceur métallerie, je dégage également du revenu par cette activité
.
La belle image de la métallerie donnée sur les réseaux sociaux facilite aussi le recrutement. Là où nos confrères ont des difficultés à recruter, nous, c’est l’inverse. Récemment, j’ai fait une vidéo pour embaucher un commercial. Dans la semaine, j’avais 25 CV
, se réjouit Julien Bonnet, 36 ans.