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Stupéfiants, violences : au Mans, la police entend garder le contrôle... |
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Le préfet Emmanuel Aubry avec des policiers, ce vendredi 21 février au Mans (Sarthe). © Ouest-France.
Restaurer la sécurité du quotidien : c’est l’ambition affirmée du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui demande aux préfets des résultats. Ce vendredi 21 février 2025, au Mans (Sarthe), la police était dans le quartier des Sablons.
Quatre interpellations, la saisie d’une centaine de grammes de résine de cannabis : c’est le bilan d’une opération de police ce vendredi 21 février 2025 dans le quartier des Sablons, au Mans (Sarthe). Une descente nommée PADRSQ, pour plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien, déployé par le ministère de l’intérieur dans les départements français mais pensé selon les spécificités de chaque territoire.
La démarche, lancée à Sablé-sur-Sarthe en début d’après-midi, n’était pas prioritairement liée à un objectif quantitatif. Dans le sillage des opérations « place nette » des derniers mois, il s’agissait pour le préfet de réaffirmer une « doctrine » : maintenir une action volontariste renforcée, contrôler la voie publique, les cages d’escalier. Pour montrer que la police agit au quotidien contre les violences et le narcotrafic, les contrôles ont été effectués ce vendredi dans des rues voisines du parc des Sablons. « En 2024, par rapport à 2023, la présence policière s’est accrue de 9,2 %, livre Emmanuel Aubry. Le travail paie. La délinquance générale a diminué de l’ordre de 6 % et de 4 % pour les violences aux personnes. Ici, nous harcelons les trafiquants. »
« On a des résultats »
Aux côtés des policiers nationaux, les municipaux, et le maire Stéphane Le Foll afin de souligner l’indispensable coopération entre les deux polices. « On a des résultats mais on sait que tout cela reste extrêmement fragile, relève le maire du Mans. Ici, on lutte contre la drogue qui perturbe le quotidien des locataires. La coopération se fait aussi avec la police ferroviaire et nous allons essayer d’étendre notre accord du parvis nord au parvis sud de la gare. »
Le préfet a rappelé que les consommateurs sont aussi dans le viseur des forces de l’ordre, passibles d’une amende forfaitaire délictuelle, alternative aux poursuites judiciaires. « J’ajoute que dans ce plan départemental, nous avons aussi des travaux qui sont moins spectaculaires que des descentes de police. Le travail se fait sur le blanchiment d’argent auprès de commerces qui peuvent en être l’instrument ou encore avec les bailleurs sur la fermeture des caves. »