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Sarthe. La députée Marietta Karamanli retrouve l’Assemblée... |
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Marietta Karamanli, députée de la deuxième circonscription de la Sarthe. © OUEST FRANCE
Convoqués par l’exécutif le 25 septembre 2023, députés et sénateurs vont retrouver les bancs des assemblées. Marietta Karamanli, députée de la deuxième circonscription de la Sarthe, indique qu’elle défendra des projets en faveur du pouvoir d’achat.
Après une pause estivale, la députée Marietta Karamanli va retrouver les bancs de l’Assemblée nationale. La première année de la XVIe législature a été difficile, relève la parlementaire, pourtant élue depuis 2007. Les prochains travaux ne s’annoncent pas de tout repos dans un hémicycle à la majorité fragile. « Nous devons faire face à la crise, il y a des fractures à tous les niveaux, observe Marietta Karamanli. Les méthodes de gouvernance ne sont pas bonnes ; si le Parlement ne peut pas faire ce travail de coconstruction, la gouvernance d’un seul ne peut pas faire la démocratie. »
Vie chère
Membre des socialistes et apparentés, siégeant dans les rangs de la Nupes, la députée continue de réclamer au gouvernement des mesures contre la vie chère. « En six mois, l’électricité a augmenté de 25 %. L’État n’a pas suffisamment réagi et n’a pas mis en place un tarif réellement protecteur. » Sur la question du logement, Marietta Karamanli défend une simplification des démarches de rénovation énergétique et un remboursement plus rapide des travaux entrepris. Elle regrette également les effets de la nouvelle réglementation du prêt à taux zéro, recentré dans les zones tendues sur les logements neufs en collectif.
La parlementaire insistera sur d’autres sujets comme la psychiatrie sarthoise, dans une situation très difficile. « Il faut demander une aide externe à la région. Je vais de nouveau solliciter le ministre de la Santé. » On se souvient qu’à la fin du mois de juillet, médecins et infirmiers de l’hôpital spécialisé ont signé une tribune, dénonçant la situation « catastrophique » de la psychiatrie dans le département. Marietta Karamanli reviendra aussi sur la desserte ferroviaire du Mans et de la Sarthe : le projet de fermeture du poste d’aiguillage en gare du Mans, le nombre de TGV s’arrêtant au Mans, mais aussi les tarifs, jugés trop élevés, du voyage Le Mans-Paris. « Rien n’est clair. Je viens de saisir l’autorité de régulation des transports. »
La députée socialiste aimerait une évolution de l’impôt de solidarité sur la fortune, devenu impôt sur la fortune immobilière, qui comprendrait « un taux progressif et adapté. Il ne faut pas rester à 2 %. » Enfin, avant les élections européennes, elle prône l’union à gauche. Ce n’est pas ce qu’a décidé le Parti socialiste, qui penche vers une liste autonome.